7e Congrès de la médecine générale - Nice 2013 s’ouvre sans Marisol Touraine, mais avec plus de 2000 généralistes !

7e Congrès de la médecine généraleNice 2013 s’ouvre sans Marisol Touraine, mais avec plus de 2000 généralistes !

27.06.2013

La 7e édition du Congrès de la médecine générale s’est ouverte pour trois jours à Nice jeudi matin. Sans la présence de la ministre de la Santé qui a néanmoins précisé sa politique à l’égard de la médecine générale dans un message vidéo. Plusieurs milliers de généralistes assisteront jusqu’à samedi aux 145 communications prévues. Parmi les participants, beaucoup de jeunes ont fait le déplacement.

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    Nice 2013 s’ouvre sans Marisol Touraine, mais avec plus de 2000 généralistes !

C’est dans un Acropolis de Nice archibondé que s’est ouvert jeudi matin le 7e Congrès de la médecine générale. Plus de 2 000 médecins généralistes se sont en effet déplacés cette année pour cette dernière édition sur la Côte d’Azur, avant que le congrès ne migre vers Paris en 2014. Parmi les participants, on relève la présence d’un bon tiers de jeunes généralistes ou internes, mais les organisateurs ont déploré l’absence de la ministre de la Santé cette année. La partie « politique » du congrès aura du même coup été réduite à la portion congrue, au grand regret de Pierre-Louis Druais, président du Collège de la médecine générale, qui s’est néanmoins félicité des récentes avancées pour la mise en œuvre du DPC. « Le Collège de la médecine générale a réussi à faire nommer ses représentants à la Commission Scientifique Indépendante de médecine générale. Ils font un travail difficile, dans un environnement complexe, voire adverse », a-t-il précisé, évoquant les débuts difficiles du dossier du DPC.

En face, pas de ministre pour répondre aux inquiétudes de la profession sur les débuts chaotiques du Développement Professionnel Continu. Absente pour cause d’agenda social chargé, Marisol Touraine semble désormais donner priorité au délicat dossier retraite, la santé semblant passer pour l’heure au second plan de ses préoccupations. Pas contents de se trouver ainsi snober, les organisateurs de Nice 2013 avouent avoir failli ne pas diffuser le message vidéo enregistré par Marisol Touraine.

Que retenir de ce discours vidéo ? Trois choses pour l’essentiel. D’abord une auto-justification de sa politique de nomination des enseignants de médecine générale. Elle évoque une augmentation par quatre du nombre de professeurs et maîtres de conférence en médecine générale entre 2009 et 2012, qui ne semble pas jugée suffisante par l’assistance.

Ensuite, on retiendra une concession aux récriminations des responsables du Collège National des Généralistes Enseignants. Alors que le CNGE avait vigoureusement protesté il y a quelques semaines contre le non-financement de la formation des nouveaux maîtres de stage, Marisol Touraine semble l’avoir entendu, puisqu’elle a promis la « sanctuarisation de cette formation hors quota » sur le DPC. Le but pour la ministre est bien de « permettre à 100 % des étudiants de suivre un enseignement de qualité en médecine générale. »

La suite attendra sans doute un peu, à l’occasion du dévoilement de la « stratégie nationale de santé » dont la feuille de route sera annoncée « avant la fin du mois de juillet », a promis la ministre. Pour le reste, elle a confirmé que, sur le terrain, les premiers postes de « praticiens territoriaux de médecine générale » seront « opérationnels » dès septembre.

Des annonces au compte-gouttes qui ne devraient guère influer sur le contenu d’un congrès qui s’annonce aussi dense (262 abstracts, 145 communications orales, 86 posters, 16 ateliers…) que passionnant, centré notamment sur les premiers pas du DPC et sur la prise en charge des maladies chroniques. Lors de la séance d’ouverture, Serge Gilberg, président du Conseil scientifique et Pierre-Louis Druais ont insisté sur le rôle central du généraliste dans la prise en charge de ces pathologies qui coûtent de plus en plus cher et sur la nécessité de hiérarchiser et coordonner davantage le parcours de ces patients. « Seule une médecine générale organisée permettra de relever le défi », a souligné Pierre-Louis Druais, s’exclamant notamment : « Nous faisons une médecine économique ! ».

Paul Bretagne, envoyé spécial à Nice
Source : Legeneraliste.fr

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