Enquête - Comment les internes en médecine voient leur avenir ?

Enquête Comment les internes en médecine voient leur avenir ?

20.06.2013

La nouvelle génération de médecins refuse de choisir entre vie professionnelle et familiale. Et ses aspirations ne sont pas tout à fait celles de ses ainés, selon un sondage. Davantage tournés vers le public que le privé, les jeunes médecins aimeraient dans l’idéal voguer d’un monde à l’autre en optant pour un exercice mixte. S’installer dans une zone déficitaire ? Pourquoi pas, si c’est pour rejoindre un projet attractif...

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    Comment les internes en médecine voient leur avenir ?

La génération Y sait qu’on a besoin d’elle et entend bien dans ce contexte poser ses conditions d’exercice ! C’est un peu ce qui ressort de l’enquête dévoilée ce jeudi par le Syndicat des internes des hôpitaux de Paris (SIHP) et réalisée avec l’institut TNS Sofres auprès de 1 599 jeunes médecins d’Ile-de-France (internes et chefs de clinique, généralistes et spécialistes confondus). Ils sont en effet 66% à se déclarer prêts à renoncer à la profession de médecin si les conditions d’exercice de leur métier ne correspondaient plus à leurs attentes !

Premier symbole fort de cette nouvelle génération de médecins, leur attachement à vouloir concilier leur vie familiale et professionnelle, avec une légère tendance à privilégier la première. Lorsqu’on les interroge sur le choix de leur région d’installation, 83% des jeunes médecins évoquent des raisons d’ordre privé et 73% des raisons d’ordre professionnel. Signe d’une génération qui est tournée vers son bien-être, ils choisissent leur spécialité par affinité ! Plus de huit internes sur dix assurent qu’ils ont opté pour leur spécialité parce qu’elle leur plaît.

Toujours plus attirés par l’hôpital que par le libéral

A en croire les résultats de l’enquête, l’hôpital leur apparaît un peu comme une valeur refuge. En Ile-de-France, 46% des jeunes médecins en début de cursus envisagent à la fin de leur internat ou clinicat d’exercer majoritairement en hôpital et/ ou dans un établissement public de santé, contre 35% en libéral et/ou privé. Un chiffre qui diminue encore (28%) lorsqu’on les interroge à la fin de leur cursus. Cherchez l’erreur ! Sans doute peut-on y voir d’après le président du SIHP, Julien Lenglet, une « méconnaissance du secteur libéral du côté des internes qui pour la plupart effectuent leur stage à l’hôpital». Un constat moins vrai pour la médecine générale, puisque 59% des internes de cette spécialité déclarent vouloir exercer en libéral, ce qui confirme le récent constat de l’Observatoire une forte instabil de la démographie médicales de l’Ordre. Au passage, les jeunes semblent ne pas vouloir mettre tous leurs oeufs dans le même panier : l’étude souligne un vif intérêt de la part des jeunes médecins pour l’exercice mixte, et cela même poiur ceux qui sont déjà dans le public (72%) ou dans le privé (67%).

Les incitations oui, mais pas forcémeent financières...

Reste à occuper les postes là où sont les besoins. Ce n’est peut-être pas gagné, mais pas impossible non plus. Pour s’installer dans des zones sous dotées, les jeunes médecins déclarent qu’ils se laisseraient plus convaincre par un projet médical cohérent (65%) et par la possibilité d’exercer dans une équipe (64%) que par l’argent (44%).

Parmi les mesures qui les inciteraient à visser leur plaque dans une zone déficitaire, on retrouve en premier l’installation dans un cabinet de groupe avec d’autres professionnels de santé (69%). Viennent ensuite la gratuité des locaux (67%), la subvention lors de l’installation (65%), puis la garantie d’une assistance administrative ou d’un secrétariat (62%). Un jeune médecin sur deux (53%) serait séduit par une augmentation du tarif de la consultation. Quant à l’allocation pendant l’internat en échange d’une installation en zone déficitaire comme le propose le Contrat d’engagement de service public (CESP), seuls 34% seraient incités par cette mesure pourtant reprise dans le Pacte Territoire-Santé présenté en décembre par la ministre de la Santé, Marisol Touraine…

Caroline Laires-Tavares
Source : Legeneraliste.fr

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