Formation - La filière universitaire de médecine générale en panne

FormationLa filière universitaire de médecine générale en panne

30.05.2013

Le CNGE vient de rendre publique son enquête nationale annuelle. Il déplore le nombre insuffisant d’enseignants en médecine générale et s’inquiète pour la formation délivrée aux internes. Le collège alerte également sur le manque de perspectives pour les chefs de clinique qui bien souvent, de guerre lasse, finiraient par laisser tomber la fac.

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    La filière universitaire de médecine générale en panne

Le Collège national des généralistes enseignants pêche rarement pas excès d’optimisme. Mais cette fois, il estime que la situation actuelle de l’enseignement et de la recherche en médecine générale en France est purement et simplement « catastrophique ». Le CNGE vient en effet de procéder à un recensement exhaustif des enseignants en médecine générale et s’inquiète de leur nombre insuffisant. Pour encadrer 13 288 internes inscrits dans le cursus du Diplôme d’études spécialisés (D.E.S) de Médecine générale, le Collège a recensé 90 Professeurs dont 29 titulaires et 122 Maîtres de conférences parmi lesquels seuls 8 sont titularisés, « soit au total 124 postes équivalents temps plein universitaires », précise son communiqué. Ainsi, le ratio enseignants temps plein/internes s’établit à 1/107 alors qu’il était de 1/105 l’année dernière à la même époque, et que le ratio « souhaitable » serait au moins de 1/20, selon Vincent Renard.

Pas assez de nominations et de titularisations

« Les nominations sont en nombre insuffisant et il n’y pas de rattrapage. Il n’y a pas de moyens pour former les étudiants et les encadrer, alors beaucoup finissent à l’hôpital », regrette le président du CNGE. Derrière ce constat numérique, la question se pose, pour le Pr Renard, de l’avenir de la médecine de ville et sa place dans le système de soins français. Trois ans après les premières nominations de professeurs titulaires, il relève qu’« il n’y a pas de titularisations, c’est toujours la stratégie du compte-gouttes ». Alors que les politiques ne cessent de plaider en faveur de la médecine générale, le président du CNGE souligne aussi le « paradoxe » de la politique des pouvoirs publics à ce sujet et constate qu’il n’y a « aucune évolution pour l’améliorer ».

Le combat des chefs

Du côté des jeunes, le CNGE fait également le constat d’une situation qui se « dégrade » avec 76 chefs de clinique des universités et 11 chefs de clinique associés. Des données qui témoignent d’une stagnation ces dernières années, alors que les généralistes-enseignants rêveraient d’une dynamique exponentielle de ce vivier. « Ils sont censés être la relève mais en l’absence de perspective, les chefs de clinique décident d’arrêter. Ils ont une trentaine d’années et n’ont pas l’intention d’appartenir à une génération sacrifiée », déplore Vincent Renard.

Caroline Laires-Tavares
Source : Legeneraliste.fr

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