Sécurité des patients - Votre correspondant spécialiste est-il accrédité HAS ?

Sécurité des patients Votre correspondant spécialiste est-il accrédité HAS ?

23.01.2013

Le nombre de spécialistes participant au dispositif de la Haute Autorité de Santé d’analyse des évènements indésirables ne cesse de progresser. Sur cette base, la HAS a déjà accrédité un tiers des praticiens dans les spécialités les plus à risques. La liste des praticiens labellisés est consultable en ligne. Grâce à son programme, sur la période 2007-2011, 52 400 évènements porteurs de risques (EPR) ont été collectés.

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    Votre correspondant spécialiste est-il accrédité HAS ?

Après les établissements de santé, c’est au tour des médecins d’être «labellisés HAS». La Haute autorité de santé (HAS) a dressé mercredi « un premier bilan encourageant» du programme d’accréditation des médecins lancé en 2007. Le dispositif concerne aujourd’hui 18 spécialités qui figurent dans les champs les plus à risques : gynécologie-obstétrique, anesthésie-réanimation, chirurgie, spécialités interventionnelles, échographie obstétricale, réanimation et soins intensifs. Et la dynamique a, semble-t-il conquis les praticiens intéressés : entre 2007 et 2011, 11 400 médecins sur 35 000 ciblés se sont engagés dans la démarche proposée par la HAS. On peut d’ailleurs consulter en ligne la liste de ces spécialistes accrédités par lieu et par spécialité sur son site.

De la déclaration aux solutions concrètes

Le médecin qui décide de participer à ce programme doit déclarer auprès de la HAS les évènements indésirables survenus au cours de sa pratique. Pour cela, il lui faut renseigner le type d’acte de soins (pratiques médicales et soignantes), l’utilisation de médicaments ou de matériels, les aspects organisationnels de l’établissement de santé dans lequel il travaille, la gestion des informations ou celle des personnes présentes. Depuis 2007, 52 400 évènements porteurs de risques (RPR) ont ainsi été enregistrés avec une forte progression ces deux dernières années : +45% en 2011, +35% en 2010. Il peut s’agir, par exemple, d’un retard transfusionnel, d’un défaut de transmission des examens au bloc, d’une erreur médicamenteuse, etc. LA HAS rapporte dans son étude que l’analyse des 9 000 EPR déclarés en 2011 a permis de faire ressortir les causes les plus récurrentes à l’origine de ces accidents. Il apparaît qu’un dysfonctionnement de l’équipe de soins est retrouvé dans 25% des cas avec une prédominance des problèmes de communication entre professionnels de santé.

Grâce à cette analyse, les organismes agréés des spécialités ont développé des programmes de réduction des risques qui ont permis d’identifier ces situations (111 sont définies aujourd’hui toutes disciplines confondues). Pour obtenir son accréditation, le médecin doit participer à l’un de ces programmes qui exigent la mise en œuvre de recommandations professionnelles. Le praticien est évalué tous les ans et sa réponse détermine l’attribution ou le retrait de son accréditation «HAS». A ce jour, les rejets de demandes d'accréditation et retraits d'accréditation représentent 10% des décisions prises par le Collège de la HAS.

Les programmes proposent également des solutions pour la sécurité du patient. Souvent centrées sur la prévention, les nouvelles procédures s’intéressent davantage à la gestion de l’imprévu. Elles tentent de préparer les médecins à «la récupération des erreurs pour pouvoir en limiter les conséquences», explique la HAS. A l’avenir, la HAS espère accélérer la dynamique d’accréditation en l’intégrant dans les programmes de DPC.

Caroline Laires-Tavares
Source : Legeneraliste.fr

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