Formation continue - DPC : les pistes pour 2013

Formation continueDPC : les pistes pour 2013

03.01.2013

Les contours du nouveau dispositif de formation continue se précisent. La HAS a dévoilé fin décembre la liste des méthodes et des modalités pour satisfaire à une obligation de développement professionnel continu (DPC). Et une nouvelle Commission scientifique indépendante (CSI), composée à 50% de médecins généralistes, fera sa rentrée mi-janvier lors d’une réunion avec l’Organisme Gestionnaire du DPC. En revanche, sur le plan financier, on s’inquiète toujours des moyens qui seront déployés pour le nouveau dispositif.

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    DPC : les pistes pour 2013

En ce début d’année 2013, si le dossier « DPC » semble avancer avec la parution par la HAS des méthodes de validation, et la constitution prochaine d’une Commission Scientifique Indépendante (CSI) composée à 50% de médecins généralistes, une ombre subsiste toutefois. Le financement du développement professionnel continu (DPC) inquiète. Certains professionnels de santé craignent que le montant des fonds prévu ne soit suffisant.

Programmes : six méthodes possibles

On savait depuis l’année dernière après la parution des premiers décrets qu’un programme de DPC pour être validé devait, en plus d’être conforme à une orientation nationale ou régionale de DPC, comporter deux types d’activités : l’analyse des pratiques et l’acquisition ou l’approfondissement de connaissances ou compétences. Le dispositif se précise aujourd’hui avec la parution de la liste des méthodes utilisables dans le cadre du DPC publiée pendant les fêtes. Six méthodes ont donc été retenues par la HAS afin de satisfaire à cette obligation de DPC. Parmi lesquelles on retrouve la formation en groupe ou en individuel, l’analyse des pratiques, l’enseignement et la recherche. Mais aussi des approches plus intégrées à l’exercice professionnel comme la gestion des risques en équipe ou la participation à un protocole pluriprofessionnel. Les dispositifs spécifiques qui regroupent notamment les programmes d’éducation thérapeutique et les accréditations de certaines spécialités pourront aussi servir de sesam. Au même titre que les sessions de simulation en santé et les tests de concordance de script.

A noter que seuls les programmes proposés par un organisme de DPC enregistré auprès de l'Organisme Gestionnaire du Développement Professionnel Continu (OGDPC) et évalué positivement par la CSI seront considérés comme valides. Il sera également demandé au médecin pour rendre compte de son activité de remplir un bilan annuel d’activité chaque année expliquant son implication dans un programme de DPC qu’il devra accompagner de documents justificatifs.

Pouvoir : une CSI composée à 50% de généralistes

Sur le plan institutionnel, le président du Collège de Médecine Générale, Pr Pierre-Louis Druais, serait sur le point de réussir à obtenir ce qu’il réclamait depuis plus d’un an, conformément aux promesses faites par Marisol Touraine à la rentrée. A savoir, la nomination de généralistes sur la moitié des membres de la CSI. En fait, deux sous sections - l’une généraliste, l’autre spécialiste - vont être créées et formeront la CSI. La publication de l’arrêté de nomination de ses membres devrait intervenir d’un moment à l’autre.

Financement : le flou ne se dissipe pas

La question de la composition de la commission résolue, reste désormais à s’accorder sur le financement. L’Unaformec a fait part début décembre de sa « très grande inquiétude » pour l’avenir de la formation des médecins. Selon l’organisme, « les financements envisagés avec désengagement de l’Etat ne couvriront jamais les besoins de DPC de tous les médecins à une hauteur décente ».

Un avis que partage les syndicats de médecins. Pour eux le compte n’y est pas et les fonds conventionnels consacrés au DPC - soit environ 75 millions d’euros - auraient purement et simplement disparus. Seule la taxe sur les laboratoires pharmaceutiques qui rapporterait 83 millions viendrait financer la formation des médecins. Une somme jugée insuffisante par les syndicats, qui ne pourrait assurer, selon eux, le financement que d’un tiers des médecins.

Caroline Laires-Tavares
Source : Legeneraliste.fr

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