Pédiatrie - Sous le signe du dépistage...

PédiatrieSous le signe du dépistage...

24.12.2012

En 2012 ont été publiées deux recommandations, sur le dépistage de la surdité néonatale bilatérale en maternité et sur la dénutrition en pédiatrie, ainsi qu’une mise au point sur la prise en charge des infections urinaires chez l’enfant.

L’arrêté du 23 avril 2012 a entériné l’organisation du dépistage de la surdité permanente à la naissance d’ici à deux ans. Le but est de détecter avant le moindre signe d’alerte les enfants susceptibles d’avoir une surdité bilatérale moyenne, sévère ou profonde (prévalence de 1,26 pour mille dans les pays occidentaux) afin de leur proposer – si le diagnostic est confirmé – une prise en charge précoce. Ainsi, environ 800 enfants sourds pourraient être repérés chaque année. « La Société Française de Pédiatrie (SFP) a été l’un des promoteurs de ce projet de dépistage systématique en maternité », explique sa présidente, le Pr Brigitte Chabrol (hôpital de la Timone, Marseille).

La seconde recommandation de la SFP aborde le dépistage de la dénutrition protéino-énergétique de l’enfant en pratique courante (sous presse, www.sfpediatrie.com), « en particulier pour les enfants les plus vulnérables, hospitalisés ou porteurs de maladies chroniques », précise le Pr Chabrol. Parmi les conseils : celui de peser et de mesurer tout enfant quel que soit le contexte de visite ou d’hospitalisation.

Un troisième texte de la SFP paru cet automne a revu la prise en charge des infections urinaires (IU) de l’enfant. Celle-ci est à un tournant tant en ce qui concerne les méthodes diagnostiques à utiliser, la nécessité de dépister un reflux vésico-urétéral, l’intérêt de l’antibioprophylaxie et l’émergence de souches d’E. Coli multirésistantes (10%). « Nous préconisons un recours plus fréquent aux bandelettes urinaires et, en cas de positivité, à l’ECBU, commente Brigitte Chabrol, mais en privilégiant d’autres modes de prélèvement que la poche à urines pour limiter les risques de contamination (prélèvement au jet, cathétérisme urétral, ponction sus-pubienne). Ensuite, il vaut mieux récupérer le plus rapidement possible le résultat des antibiogrammes plutôt que de prescrire un antibiotique à large spectre » et augmenter la proportion d’enfants recevant d’emblée un traitement par aminosides en monothérapie. « Point important, ajoute-t-elle, les indications de cystographie rétrograde et des antibioprophylaxies doivent être extrêmement précises (récidives, anomalies majeures à l’échographie) ».

Hélène Joubert
Source : Legeneraliste.fr
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