En direct du 12e Congrès du CNGE - Touraine promet plus de profs et de stages au cabinet pour les futurs généralistes

En direct du 12e Congrès du CNGETouraine promet plus de profs et de stages au cabinet pour les futurs généralistes

23.11.2012

Chaleureusement accueillie à Lyon par le public du Collège National des Généralistes Enseignants (CNGE), Marisol Touraine est intervenue vendredi à son 12e Congrès. Elle s’y est engagée à rendre effectif le stage en médecine générale pour tous en deuxième cycle dès la rentrée prochaine, mais aussi à faire bénéficier de plus en plus d’étudiants de dernière année d’un stage de mise en responsabilité.

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    Touraine promet plus de profs et de stages au cabinet pour les futurs généralistes

Elle était, ce vendredi, l’invitée du 12e Congrès du Collège National des Généralistes Enseignants (CNGE), qui se tenait en cette fin de semaine à Lyon. Marisol Touraine a centré son discours sur la nécessité d’une « modernisation de la formation des étudiants en médecine ». Pour ce faire, la ministre de la Santé s’est notamment engagée à rendre effectif le stage de deuxième cycle en médecine générale pour tous les étudiants, et cela « dès la rentrée 2013 ». « Chaque étudiant en deuxième cycle d’études médicales devra effectuer au moins un stage chez un généraliste » a-t-elle affirmé.

D’autre part, Marisol Touraine souhaite que tous les internes de médecine générale bénéficient d’un stage de mise en responsabilité durant leur dernière année de formation. Cela revient à généraliser et rendre obligatoire le SAS PAS, qui n’est aujourd’hui que facultatif, et dans les faits pas effectué par la majorité des internes.

Objectif affiché à terme par la ministre ? Dans cinq ans, un tiers de la formation des futurs médecins devra se faire en médecine ambulatoire. Sans doute, espère-t-elle ainsi retrouver des vocations de jeunes pour la médecine générale libérale : « Aujourd’hui, (...) un tiers des généralistes s’installe cinq ans après son inscription ordinale - a-t-elle déploré - ils doivent pouvoir s’installer dès l’année qui suit l’obtention de leur diplôme ». Tout en reconnaissant la nécessité d’une formation à l’hôpital, Marisol Touraine s’est prononcée en faveur d’un « meilleur équilibre » entre celle-ci et celle fournie en médecine ambulatoire.

Davantage de généralistes-enseignants et de maîtres de stage

Pour rééquilibrer les choses, la ministre veut aussi jouer sur le nombre de généralistes-enseignants : « les enseignants de médecine générale sont encore trop peu nombreux » selon la ministre de la Santé, qui a promis d’en recruter davantage, sans toutefois donner de précisions chiffrées sur ses intentions. « En lien avec Geneviève Fioraso, (ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche NDLR) nous veillerons à ce que des efforts de recrutement en médecine générale soient réalisés » promet-elle.

Même état d’esprit concernant le recrutement des maîtres de stage. En 2011, près de 1 200 médecins généralistes ont été formés à ce rôle. Apparemment, ce n’est pas fini. « La crise ne sera pas un prétexte pour revoir nos exigences à la baisse en matière de santé publique et la formation des maîtres de stage sera financée en 2013 » a-t-elle assuré.

Appel du pied à la jeune génération

La ministre a par ailleurs profité de cette tribune pour faire un appel du pied appuyé aux jeunes. A l’intention des non grévistes: mention particulière pour Emmanuel Bagourd, chef de file des internes en médecine générale de l’ISNAR-IMG, personnellement, publiquement et chaleureusement salué par la ministre. A l’intention des internes grévistes : « le respect du temps de travail et du repos compensateur post-garde est une priorité (...) J’ai également rappelé la nécessité d’indemniser tous les actes de permanence des soins des internes » a-t-elle affirmé. Et pour la jeune génération de médecins généralistes dans son ensemble, fort bien représentée dans la salle, elle redit son attachement à la liberté d’installation.

Plusieurs fois interrompue par les applaudissements de la salle, Marisol Touraine a toutefois suscité une réaction moins favorable de la part de son auditoire à deux reprises. Silence poli, lors de l’évocation de son dispositif de «praticien territorial en médecine générale» qui visiblement ne déchaine guère l’enthousiasme. Et quant à développer bientôt des stages en pédiatrie et en gynécologie en ville pour les futurs généralistes, visiblement ce n’était pas le bon endroit pour l’annoncer...

Giulia Gandolfi
Source : Legeneraliste.fr

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