Déserts médicaux - L’Ile-de-France s’attaque à la pénurie de médecins

Déserts médicauxL’Ile-de-France s’attaque à la pénurie de médecins

20.09.2012

Alors que la plus grosse région de France ne fait pas partie des plus désertifiées, certaines zones sont pourtant touchées par la sous densité médicale. Le Conseil régional d’Ile-de-France va lancer des « contrats régionaux d’exercice sanitaire » pour inciter à s’installer ou maintenir les médecins dans les communes déficitaires. Des aides sont débloquées aussi pour sécuriser les cabinets.

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    L’Ile-de-France s’attaque à la pénurie de médecins

Lutter contre les déserts médicaux : c’est l’un des objectifs que s’est fixée la région Ile-de-France dans sa nouvelle politique de santé qui devrait être votée la semaine prochaine. « Nous avons retenu que 29 territoires en Ile-de-France étaient déficitaires et 21 territoires étaient considérés comme fragilisés », explique le président du Conseil régional d’Ile-de-France, Jean-Paul Huchon. Pour endiguer ce phénomène de désertification médicale, la région a donc décidé de faciliter l’installation des étudiants en médecine générale ainsi que des spécialités de premier recours (gynécologues et dentistes). De nouveaux « contrats régionaux d’exercice sanitaire » seront donc proposés dès cette rentrée.

Il s’agit en fait d’une subvention aux carabins qui sont actuellement en avant-dernière ou dernière année d’internat. La région leur versera 700 euros par mois maximum. Une somme qui sera complétée par les collectivités territoriales. Le total ne pourra cependant pas excéder 1 000 euros par mois.

Ce coup de pouce, qui n’est pas cumulable avec le Contrat d’engagement de service public (CESP) prévu par la loi Bachelot, l’est en revanche avec les bourses d’Etat et les fonds d’aides à caractère sociaux, et sera versée pendant deux ans à ces étudiants franciliens. En échange, ces futurs médecins s’engageront à s’installer dans des zones déficitaires en Ile-de-France pendant trois ans. « Ce contrat a l’avantage par rapport au CESP de faire connaître à l’étudiant avant même la signature de celui-ci le lieu dans lequel il exercera une fois diplômé », insiste Jade Gilles, chargée de mission auprès de Laure Lechatellier, vice-présidente en charge de la santé au sein du Conseil régional d’Ile-de-France.

Aides aux équipements de sécurisation

Autre différence avec le CESP, les étudiants paramédicaux et les professionnels de santé déjà en exercice dans les zones difficiles seront éligibles aux «contrats régionaux d’exercice sanitaire», afin d’assurer le maintien de leur activité. Des allocations de stage sont également prévues pour les étudiants réalisant un stage durant leur externat. 250 euros par stage effectué en ville, 200 euros à l’hôpital.

La Région entend aussi s’attaquer à l’insécurité des blouses blanches. Le Conseil Régional s’apprête en effet à participer au financement des travaux d’installation et d’équipement de sécurisation des locaux des professionnels de santé à hauteur de 15 000 euros. « Pour les médecins qui parfois peuvent aller travailler avec la peur au ventre dans certains quartiers sensibles cette aide financière pourra leur permettre de s’équiper», a précisé Laure Lechatellier. L’exercice en groupe n’est pas en reste. La Région entend continuer « son soutien » en augmentant de 200 000 euros l’enveloppe budgétaire qu’elle consacre aux maisons et centres de santé.

Caroline Laires-Tavares
Source : Legeneraliste.fr
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