Air - La preuve par 9 villes que la pollution nuit à la santé

AirLa preuve par 9 villes que la pollution nuit à la santé

10.09.2012

On respire encore trop mal à Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille, Le Havre, Rouen, Strasbourg ou Toulouse... Un rapport de l’Invs publié lundi révèle que les niveaux de pollution observés dans ces 9 villes françaises ont un impact important sur la santé des habitants. L’amélioration de la qualité de l’air permettrait selon l’étude de diminuer le nombre de décès et d’augmenter l’espérance de vie et de réduire les coûts liés à la santé.

  • La preuve par 9 villes que la pollution nuit à la santé - 1

    La preuve par 9 villes que la pollution nuit à la santé

Attention, respirer peut nuire gravement à votre santé ! C’est en substance le constat fait par l’Invs qui publie lundi un rapport spécifique aux neuf villes françaises qui ont participé au projet européen Aphekom (Improving Knowledge and communication for Decision Making on Air Pollution and Health in Europe). L’étude, menée dans 25 villes européennes, a évalué l’impact sanitaire et économique de la pollution atmosphérique urbaine. Premier constat alarmant : toutes les villes étudiées en France (Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse) présentent des valeurs de particules et d’ozone supérieures aux valeurs guides recommandées par l’OMS.

3 000 décès imputés

Des valeurs, qui si elles étaient respectées, permettraient d’augmenter l’espérance de vie à 30 ans de 3,6 à 7,5 mois selon la ville, «ce qui reviendrait à différer près de 3 000 décès par an», indique le rapport. On apprend également que près de 360 hospitalisations cardiaques et plus de 630 hospitalisations respiratoires par an dans les neuf villes pourraient être évitées si on étaiot dans les seuils de l’OMS. L’étude a aussi évalué à 4 millions d’euros par an le montant des économies potentielles qui seraient associées à l’amélioration de la qualité de l’air. Les résultats montrent enfin que les effets de la pollution atmosphérique sur la santé sont observés au jour le jour, « pour des niveaux moyens de particules fines, en l’absence même de pics de pollution ».

En attendant la directive européenne...

Maigre consolation pour les zones urbaines de l’Hexagone : les conclusions du projet Aphekom ont également confirmé la persistance d’un impact sanitaire de la pollution de l’air dans les autres grandes villes européennes. A ce titre, le projet souhaite informer et alerter les pouvoirs publics sur les effets néfastes de la pollution atmosphérique. D’ailleurs, l’Union européenne travaille actuellement à la révision de la directive européenne sur la qualité de l’air, prévue pour 2013.

Caroline Laires-Tavares
Source : Legeneraliste.fr
Commentez Commenter

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

| S’inscrire gratuitement

|

A LA UNE sur le GENERALISTE.FR

add
Visite cabinet éphémère Pontarlier

Déjà 2 000 consultations et une visite de délégation ministérielle pour le cabinet éphémère de Pontarlier

Déjà 2 000 consultations pour le cabinet éphémère de Pontarlier depuis son ouverture le 5 octobre dernier ! L'établissement, où cinq généralistes (trois en activité dans la région et deux retraités...5

Les jeunes médecins participeront bien à la prochaine séance de négo sur la télémédecine

.

Les représentants de jeunes médecins participeront bien à la prochaine séance de négociation conventionnelle sur la télémédecine. D'après... Commenter

Les médecins satisfaits de leur travail mais pas de leurs conditions de travail

Smileys

Les médecins ont la sinistrose ? Pas si sûr, d’après le dernier baromètre santé Odoxa et MNH Group réalisé auprès de 434 médecins libéraux... 2

Urologie L’hyperactivité vésicale Abonné

Urologie - L’hyperactivité vésicale-0

Même si, chez la femme, ce syndrome est assez souvent idiopathique, il est important de rechercher et de traiter les causes sous-jacentes.... Commenter

Recommandation SATURNISME : QUELS ENFANTS DÉPISTER ? Abonné

peinture plomb

Le Haut conseil de santé publique (HCSP) vient d’actualiser ses recommandations sur le dépistage et la prise en charge des intoxications... Commenter

A découvrir