Santé publique - Pas de surmortalité liée à la canicule

Santé publiquePas de surmortalité liée à la canicule

25.08.2012

Près de 10 ans après la crise de 2003, le plan canicule semble bien rodé désormais. Tirant le bilan de l’épisode de chaleur du week-end dernier, la ministre déléguée aux Personnes Agées, Michèle Delaunay estime qu’il n’y a pas eu cet été de surmortalité liée aux pics de température. Mais elle reste prudente dans l’attente des statistiques définitives.

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    Pas de surmortalité liée à la canicule

"Il ne paraît pas y avoir de surmortalité liée à la canicule", a indiqué vendredi à Bordeaux Michèle Delaunay, tirant un premier bilan de la canicule qui a frappé un gros tiers du pays du 16 au 20 août derniers. La ministre déléguée en charge des personnes âgées et de l'autonomie souhaite néanmoins "rester prudente" dans l'attente des statistiques de décès des personnes âgées. "Je me méfie des découvertes tardives", a-t-elle insisté, "parce qu'il y a toujours des gens totalement isolés qui risquent d'avoir échappé aux mailles du filet." La responsable gouvernementale pense notamment aux "personnes sans domicile qui pourraient avoir souffert de la canicule sans qu'on n'en sache rien, ainsi que les personnes âgées au sein de la communauté Rom". Selon la ministre, qui s'exprimait à l'issue de la visite d'un dispositif de coordination gérontologique de la Communauté urbaine de Bordeaux, "cette épouvantable catastrophe de 2003 a suscité un dispositif qui paraît assez bien rôdé".

"Il y a eu une accélération modeste des accueils dans les urgences mais pas majoritairement de la part des plus âgés", a toutefois précisé la ministre, saluant "le travail d'anticipation remarquable, l'engagement des personnes sur le terrain et les solidarités naturelles qui étaient en place". Selon des chiffres du ministère de la Santé, 27.600 passages en moyenne par jour aux urgences ont été enregistrés entre le 16 et le 21 août, un nombre considéré comme stable par rapport aux semaines précédentes. A partir du 16 août, une progression du nombre de passages pour pathologies en lien avec la chaleur a été observée dans toutes les classes d'âges jusqu'au 19 août, jour du pic de chaleur, puis une décroissance avec la baisse des températures.

Mercredi dernier, visitant les urgences de l’hôpital Necker à Paris, Marisol Touraine avait elle aussi jugé "satisfaisant" le fonctionnement du plan canicule. "Le dispositif marche bien mais il y a un éventuel point faible (...) en accueil hospitalier et en lits d'aval" en Ehpad relève cependant Michèle Delaunay. "Si la canicule avait duré 15 jours les services d'urgence auraient pu être encombrés. Ce n'est pas tout d'accueillir les personnes si elles continuent d'affluer tous les jours dans les hôpitaux ou les Ehpad", a-t-elle dit.

Paul Bretagne (avec AFP)
Source : Legeneraliste.fr
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