Systèmes d’information - Au coeur de l’été, la PDS de nouveau en ébullition

Systèmes d’informationAu coeur de l’été, la PDS de nouveau en ébullition

06.08.2012

Pas question pour les acteurs de la permanence de soins libérale de rentrer dans les schémas de systèmes d’informations préfabriqués par et pour les urgences hospitalières ! Au coeur de l’été, onze associations de pds départementales se sont mobilisées pour créer ensemble une nouvelle Fédération, bien décidée à imposer la médecine générale comme l’interlocuteur de l’ASIP (Agence des systèmes d’information de santé)...

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    Au coeur de l’été, la PDS de nouveau en ébullition

Voilà les acteurs de la permanence de soins de nouveau sur le qui vive. Au point que onze associations départementales de permanence de soins ont jugé utile de se réunir toutes affaires cessantes au coeur de l’été à Paris. À l’origine de l’inquiétude de ces généralistes figure un projet soutenu par l’ASIP (Agence des systèmes d’information de santé) de refonte des systèmes d’information et de de télécommunications de la pds sous l’égide et autour du modèle des Samu. L’idée poussée par les pouvoirs publics pour un budget de 175 millions d’euros sur dix ans vise à homogéniser les différents systèmes d’appels et de traitement des demandes d’urgences. "L’ASIP santé soutient le projet de Samu de France mis en ligne fin juillet et qui vise tous les systèmes de régulation libérale, y compris la régulation libérale. Alors que 80% des appels concernent en réalité la médecine libérale, c’est quand même un comble que l’ASIP Santé se tourne vers Samu de France," souligne le Dr Luc Duquesnel (Mayenne), qui pointe un risque majeur pour la médecine ambulatoire : "Si la permanence de soins ambulatoire passe demain par les SAMU, les libéraux ne seront plus maîtres de leur outil."

Luc Duquesnel n’est pas seul à tirer le signal d’alarme. Samedi 28 juillet, les représentants de onze départements sont donc "montés" à Paris pour organiser la riposte. À l’issue, ils ont créé une nouvelle "Fédération des Associations Départementales Utilisatrices de Système pour la permanence de soins", qui, à peine mise sur pied, a commencé à donner de la voix : "Les médecins généralistes ont développé des outils dédiés à la prise en charge des appels relevant de la médecine générale, répondant aux exigences de cette mission et permettant aux médecins d’exercer leur mission auprès des patients à partir de leur cabinet ou de leur domicile tout en respectant l’interconnexion réglementaire avec les Centres de Réception et de Régulation des Appels 15," observent les généralistes fondateurs de cette nouvelle structure. Une Fédération toute neuve, mais qui entend être désormais l’interlocuteur de l’ASIP pour la définition des besoins spécifiques de la PDS ambulatoire en système d’information, en lieu et place des SAMU.

Veut-on normaliser la Pds ?

Née au coeur de l’été, la polémique devrait donc rebondir à la rentrée. Car, au-delà de son caractère technique, l’affaire est en réalité plus que sensible pour la médecine générale. Cela fait déjà quelques semaines qu’en région, les acteurs de la pds s’inquiètent. Au début de l’été, MG France s’était ému de la façon dont se rédigeaient dans de nombreuses régions les cahiers des charges d’organisation de la permanence des Soins ambulatoire. "Aujourd'hui certaines ARS veulent briser ce qui fonctionne bien et imposer aux libéraux de réintégrer complètement le mode de fonctionnement des Centres 15, et par là même les outils techniques des centres 15 pourtant inadaptés à la régulation libérale," tonnait fin juin dans un communiqué le syndicat de Claude Leicher.

La nouvelle Fédération devrait donc refaire parler d’elle sur le même thème dès le mois de septembre. D’emblée, elle a voulu se donner une assise très large. Son bureau provisoire est présidé par un médecin généraliste de Haute Normandie, Jean-Jacques Vaissie et il comprend Luc Duquesnel (Unof Mayenne) et Elisabeth Rousselot-Marche (Unof Champagne), Roland Rabeyrin (MG 43), Dominique Tessier (ADOPS 49) et Jean-Antoine Rosati (SML, Allier). D’emblée, la nouvelle Fédération prévient que faute d’associer les représentants des médecins généralistes libéraux et leurs associations, les pouvoirs publics s’exposeraient à des mouvements de médecins généralistes rappelant la grande grève de 2001-2002... Gare !

Paul Bretagne
Source : Legeneraliste.fr
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