J - 4 avant le 6 mai - Ces syndicats de généralistes prêts à jouer la carte Hollande

J - 4 avant le 6 maiCes syndicats de généralistes prêts à jouer la carte Hollande

05.05.2012

Dans une lettre ouverte aux candidats MG France leur propose «un contrat pour l’avenir de la médecine générale de proximité». De leur côté, les jeunes du SNJMG réclament des structures publiques en soins primaires. A quelques jours du second tour, les syndicats monocatégoriels de généralistes lancent des propositions qui pourraient séduire le prochain gouvernement... Surtout s’il devait être socialiste...

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    Ces syndicats de généralistes prêts à jouer la carte Hollande

Dans la dernière ligne droite de la présidentielle, les syndicats monocatégoriels de médecins généralistes se font entendre, avec des propositions qui pourraient apparaître, passé le 6 mai, plus en phase avec la gauche qu’avec la droite. Après avoir adressé la semaine passée ses propositions aux deux finalistes du second tour de la présidentielle, MG France a récidivé mercredi en rappelant dans une «lettre ouverte au prochain président de la République» son programme en dix points autour de la médecine générale. «L'accès aux soins et l'avenir de notre protection sociale vont dépendre de l'investissement qui sera ou non décidé sur les soins de premier recours. Moins coûteux et plus efficaces sur le plan sanitaire, les soins de proximité devront être l'objet de toutes les attentions dès le début du prochain quinquennat», observe le syndicat de Claude Leicher (photo à gauche).

Parmi ses propositions, le syndicat de généralistes revient sur ses chevaux de bataille : tiers payant chez le généraliste et extension du dispositif médecin traitant aux mineurs de moins de 16 ans. MG France fait aussi entendre sa différence par rapport aux syndicats pluricatégoriels en réclamant «un parcours de santé en tarifs remboursables,» qui n’autoriserait donc les dépassements que pour les patients qui font du «hors piste». Au-delà, le syndicat formule des propositions pour renforcer le rôle du médecin généraliste dans la santé publique, la prévention et la coordination des soins, via notamment les forfaits, la rémunération sur objectifs et l’extension des "forfaits structures" véhiculés par les nouveaux modes de rémunération. Cet ensemble constitue ce que MG France désigne comme «un contrat pour l’avenir de la médecine générale de proximité». Un ensemble de mesures qui ont vocation à être repris par le prochain gouvernement quelqu’il soit, mais qui, sur certains points (généralisation du tiers payant et limitation des dépasements notamment) semblent proche du projet socialiste pour la médecine de proximité.

De leur côté, les jeunes généralistes du SNJMG tentent également de se faire entendre des candidats. Mais avec des suggestions qui paraitront sans doute plus à gauche que ce que prévoit le candidat socialiste lui-même ! Certes, comme MG France, le Syndicat des jeunes médecins généralistes que préside Alexandre Husson (photo à droite) réclame le tiers payant en médecine générale. Mais il va plus loin en réclamant la suppression générale des pénalités pour le patient (franchises, dépassements) sur le hors parcours de soins. En outre, il réclame la prise en charge de l’IVG à 100% par la Sécu et la gratuité de la contraception pour les mineurs. Des idées empruntées à la gauche, mais nettement plus radicales que le programme Hollande.

Et surtout, les jeunes généralistes du SNJMG prennent une option pour le salariat en médecine publique. C’est ainsi qu’on peut en effet interpréter leur demande de création de «déploiement de structures publiques de soins ambulatoires dans les territoires en crise.» Un pas que n’avait osé jusqu’alors aucun syndicat de médecins libéraux, mais qui pourrait être repris par un gouvernement socialiste dans les zones déficitaires et sur la base du volontariat pour les candidats au salariat. Le SNJMG propose même de transformer la fonction publique hospitalière en «fonction publique de santé» pour permettre la création de ces structures publiques ambulatoires. Pour le reste, les jeunes du SNJMG réclament «un nouveau contrat conventionnel» avec «un secteur unique revalorisé»; ils plaident pour davantage de forfaits, pour plus de coopération professionnelle et de délégation de tâches, sous la responsabilité du médecin traitant.

Paul Bretagne
Source : Legeneraliste.fr

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