Un film, un médecin - Les Yeux sans visage

Un film, un médecinLes Yeux sans visage

03.08.2011
  • Les Yeux sans visage - 1

    Les Yeux sans visage

Réalisateur

Georges Franju

Avec

Pierre Brasseur (professeur Génessier), Alida Valli (Louise), Juliette Mayniel (Edna Grüberg), Édith Scob (Christiane Génessier), François Guérin (Jacques Vernon), Alexandre Rignault et Claude Brasseur (les inspecteurs).

Scénario

Boileau-Narcejac, Jean Redon, Claude Sautet, d'après le roman de Jean Redon

Photographie

Eugen Schufftan

Décor

Auguste Capelier

Musique

Maurice Jarre

Montage

Gilbert Natot

Date de sortie

1960

Technique

Noir et blanc, 1 h 28

L’histoire

Le très réputé professeur Génissier, neurochirurgien de son état, et sa fille Christiane sont victimes d'un grave accident de la route. Christiane est atrocement défigurée. Elle se met alors à porter un masque blanc qui cache ses traits disgracieux. Se sentant coupable, le professeur Génissier va alors tout faire pour redonner visage humain à sa fille. La faisant passer pour morte, il va, avec l'aide de son assistante, se lancer à la recherche de filles blondes aux yeux bleus et les faire enlever pour leur prélever le visage et le greffer sur celui de Christiane. La police commence à mener l'enquête sur ces disparitions après avoir retrouvé le cadavre d'une fille au visage mutilé...

Notre avis

Le fantastique n’a jamais été l’apanage du cinéma français. Pourtant, avec « Les Yeux sans visage », on tient là l’un des sommets du genre. Georges Franju, admirateur de Louis Feuillade (Fantômas, Les Vampires) et de l’expressionnisme allemand (Lang, Murnau, Pabst) mélange subtilement horreur et poésie : la silhouette de la Belle (Edith Scob) devenue Bête au milieu d'un vol de colombes ; le choc des textures entre le masque lisse et immaculé que porte Christiane et son visage scarifié et sanglant; la peur d'Alida Valli, transportant le corps d'une jeune femme dans des habits d'hommes. Beauté, vie éternelle, transformation du corps, science, médecine... Ce conte glacial et somptueux ne cesse d’envoûter et l’on reste hypnotisé par les scènes de chirurgie durant lesquelles Pierre Brasseur découpe littéralement le visage de ses visages. Un film d’une grande virtuosité technique où la composition, la lumière et les mouvements de caméra atteignent la perfection plastique, le tout magnifié par l’envoûtante musique de Maurice Jarre.

Dans la réalité : la greffe totale de visage

Deux équipes, l'une britannique et l'autre américaine, ont obtenu respectivement en octobre 2006 et en 2004 l'accord de leurs autorités médicales pour réaliser la première greffe complète de visage au monde. Les patients qui pourraient bénéficier d'une telle intervention sont toujours en cours de sélection. Une clinique américaine de Cleveland a réalisé une greffe de 80% du visage, en décembre 2008.

C'est pourtant une équipe espagnole qui a réalisé, en mars 2008, la toute première transplantation totale d'un visage. Il aura fallu plus de vingt heures d'intervention pour rendre un visage humain à un homme d'une trentaine d'année. L'opération a mobilisé une équipe de trente chirurgiens, anesthésistes et infirmières. Pour reconstruire la face du patient, les chirurgiens lui ont greffé toute la peau et les muscles du visage ainsi que le nez, les lèvres, l'os maxillaire supérieur, les dents, le palais, les pommettes et la mandibule. Le tout à partir d'un même donneur. Seuls les yeux et la langue du patient n'ont pas nécessité de dons. Cet exploit, jugé incomplet, est mis en concurrence avec la réalisation de l'hôpital Henri Mondor de Créteil (France). En effet, en juin de la même année, l'équipe du professeur Laurent Lantièri a, sur un patient touché par une déformation du visage causée par une maladie génétique, réalisée une greffe également revendiquée comme la première greffe totale du visage, arguant de la greffe des paupières et du système lacryma

Source : Legeneraliste.fr

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