Etudes - Atmosphère, atmosphère... la preuve que la pollution tue

EtudesAtmosphère, atmosphère... la preuve que la pollution tue

02.03.2011

La France pourrait éviter 3000 décès par an, si ses grandes villes respectaient les normes de l’OMS sur la qualité de l’air. Deux études signent cette semaine le lien entre pollution et hausse de la morbi-mortalité : asthme et cardiopathies seraient les premières affectées par la dégradation de l’atmosphère.

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    Atmosphère, atmosphère... la preuve que la pollution tue

Une réduction de la pollution atmosphérique dans les grandes villes européennes aurait un fort impact sanitaire. Telle est la conclusion du projet européen Aphekom, coordonné par l’invs, qui s’est intéressé pendant trois années à explorer ce sujet dans 25 grandes villes européennes. Ainsi, l’espérance de vie dans ces métropoles pourrait augmenter jusqu’à 22 mois pour les personnes de 30 ans et plus si les niveaux moyens de particules fines étaient ramenés au seuil de 10 microgrammes/m3 (valeur préconisée par l’OMS).

Et la France ne fait pas figure d’exemple : « les niveaux de particules observés dans les dans les neuf grandes villes étudiées (Bordeaux, le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse) ne sont pas satisfaisants. Et notre pays a d’ailleurs été interpellé par la Commission européenne pour non respect des directives en la matière », déclare l’Invs. Ainsi, les niveaux de PM2,5 relevés se situent entre 14,2 (à Toulouse) et 18,5 microgrammes/m3 (à Marseille). En respectant la norme de l’OMS, 3000 décès par an pourraient être épargnés.

Habiter proche du trafic routier est risqué

Le programme Aphekom montre aussi que le fait d’habiter près du trafic routier est un facteur

majorant dans le développement de pathologies chroniques. Notamment, il pourrait être responsable d’environ 15% des asthmes de l’enfant, et sans doute, dans des proportions similaires, de pathologies respiratoires et cardiovasculaires chez les adultes de 65 ans et plus qui habitent à proximité du trafic.

Par ailleurs, une métaanalyse de 36 études, publiée dans le Lancet, enfonce le clou. Cette dernière montre que la pollution est un facteur déclencheur important de crise cardiaque dans la population, d'une ampleur similaire à d'autres déclencheurs bien connus comme l'effort, l'alcool ou le café. Certes, la pollution présente un risque en lui même faible, mais reste un des facteurs déclencheurs les plus courants en raison du nombre important de personnes qui y sont exposées quotidiennement.

Charlotte Demarti
Source : Legeneraliste.fr
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