Epidémiologie - Le botulisme, toujours rare... mais toujours là !

EpidémiologieLe botulisme, toujours rare... mais toujours là !

22.02.2011

Selon la dernière livraison du BEH, on a relevé moins d’une cinquantaine de cas sur trois ans, la quasi-totalité ont nécessité une hospitalisation, mais aucun patient n’est décédé. Chez les adultes on retrouve classiquement terrines et conserves de légumes sur le banc des accusés. Chez les enfants, les causes sont plus mystérieuses.

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    Le botulisme, toujours rare... mais toujours là !

En France, le botulisme reste une maladie peu fréquente, mais encore présente et toujours aussi grave. On compte entre 9 à 25 cas chaque année, selon un article du dernier bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH DU 22 février 2011) qui a étudié les déclarations entre 2007 et 2009 en France. Au total, sur les trois années étudiées, 47 cas de botulisme ont été déclarés, 42 ont été hospitalisés dont 12 ont nécessité une réanimation avec ventilation assistée. Mais aucun décès n’a été relevé sur ces trois années.

La majorité des botulismes (89%) étaient d’origine alimentaire et de type B (66% des cas). 4 cas sont survenus chez des enfants et 1 chez un adulte par blessure. Ce dernier a été observé chez un patient ayant eu une fracture ouverte de la jambe, qui a été traité en première intention à l’étranger, puis réopéré en France du fait d’une suppuration persistante de la plaie et du développement de signes de botulisme. Dans l’absolu, le botulisme par blessure reste cependant très rarement constaté en France. Quoique on note sa recrudescence en Europe depuis les années 2000, essentiellement chez les usagers de drogue par injection.

Potiron et enchilladas aussi

Chez les adultes, la principale cause reste donc l’intoxication alimentaire. Sur le banc des accusés, on a recensé du jambon, de la terrine de sanglier, mais aussi de la confiture familiale de potiron et même des enchilladas fabriquées industriellement (viande ou poulet, légumes, galette de céréale) . « Ces deux derniers aliments ne sont pas classiquement associés au botulisme, d’où la nécessité de maintenir une surveillance attentive de cette pathologie», indiquent les auteurs de l’étude. Selon eux, «les aliments les plus souvent contaminés étant le porc et les conserves de végétaux en contact avec la terre et insuffisamment stérilisés, ce qui peut être le cas du potiron ».

Chez les enfants, enfin, les causes d’intoxication restent souvent méconnues. Le miel, mais aussi l’ingestion de poussière dans les régions à forte prévalence de C. botulinium dans le sol ont été incriminés.

Charlotte Demarti
Source : Legeneraliste.fr

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