1761 : Louis XV crée la première école vétérinaire

1761 : Louis XV crée la première école vétérinaire

27.01.2011

« La médecine de l’homme est utile à celle du cheval et réciproquement », avait affirmé en 1755 l’encyclopédiste Claude Bourgelat qui appelait de tous ses vœux la création d’une école vétérinaire. Mais il fallut attendre encore 6 ans, jusqu’au 4 août 1761 pour que Louis XV signe l’acte de naissance de la première école vétérinaire du monde, dans les faubourgs de Lyon. Le souverain espérait ainsi lutter contre l’épidémie de peste bovine qui avait décimé 90 % du cheptel européen.Quatre ans plus tard, en 1765, l’école vétérinaire de Maisons-Alfort voyait le jour. Jusque-là les animaux étaient soignés par des hippiatres, spécialistes des chevaux, et des maréchaux qui s’occupaient de soigner tous les autres animaux.

Cependant il n’y avait rien de commun entre un maréchal des écuries du roy, véritable savant et un maréchal de campagne ou un hongreur qui traitaient ou castraient les animaux suivant des méthodes ancestrales empiriques.

Selon Christophe Degueurce, professeur à l’école vétérinaire de Maisons-Alfort, « ce qui a déclenché ce brusque essor de la médecine vétérinaire, c’est le changement de la relation aux animaux qui s’est amorcé sous Louis XV » , avec par exemple la multiplication des écoles d’équitation ou l’intérêt nouveau pour les animaux de compagnie.

Des cours de reboutage et d’accouchement

L’expérimentation animale fit aussi son apparition dans ces nouvelles écoles vétérinaires. Ainsi, « les personnes à qui la vie des hommes est confiée pourraient y éprouver sur des animaux ce que la prudence ne permet pas de tenter sur la nature humaine » affirmait Bourgelat qui fut ainsi l’inventeur du concept de «biopathologie comparée ».

Cependant, les premiers vétérinaires s’insérèrent difficilement dans les campagnes après quatre ans passés en ville, crevant de faim car ils étaient rejetés par les populations locales qui continuaient à faire appel aux maréchaux, bergers et autres bouviers pour soigner leurs animaux. Pour parer à cet état de fait, Bourgelat eut l’idée de rajouter des cours de reboutage et d’accouchement dans les écoles vétérinaires pour suppléer l’absence de médecin dans les campagnes... Il fallait déjà trouver des parades à la désertification médicale...

Source : Legeneraliste.fr

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