Epidémiologie - Les médecins vont plutôt mieux que leurs patients

EpidémiologieLes médecins vont plutôt mieux que leurs patients

07.09.2010

Une étude de l’URML Paca suggère une moindre prévalence de la surcharge pondérale, ou de la consommation de tabac chez les généralistes qu’en population générale. Les premiers semblent aussi se soumettre plus volontiers à des examens de prévention que la moyenne.

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    Les médecins vont plutôt mieux que leurs patients

Quatre médecins généralistes sur cinq considèrent leur santé bonne à très bonne, et à l’inverse, un faible pourcentage (3 à 4%) de ces mêmes médecins considèrent leur santé comme mauvaise voire très mauvaise. Selon les derniers résultats révélés par le panel généralistes de l’URML Paca, 85% des praticiens de moins de 45 ans et 72% des 55 ans et plus chez les hommes et 78% des moins de 45 ans, 74% des 55 ans et plus chez leurs consoeurs se situeraient en effet dans la première catégorie, les hommes étant donc plus nombreux que les femmes à se sentir en bonne santé.

Par rapport à la moyenne de la population active, il n’y aurait pas de surmorbidité chez les médecins: 19% des hommes médecins et 16% des femmes médecins de PACA âgés de moins de 45 ans déclarent souffrir d’une pathologie chronique ou durable contre 34% et 26% respectivement des cadres et professions intellectuelles par exemple.

Dans le détail, la surcharge pondérale est moins fréquente chez les médecins que dans la population active ou la population des cadres et professions intellectuelles supérieures. Ainsi, un tiers des médecins hommes de moins de 45 ans en PACA, 39% des 45-54 ans et 41% des 55 ans et plus se déclarent en surcharge pondérale, soit 8 à 20 points de pourcentage en moins par rapport aux cadres et professions intellectuelles, et 2 à 6 points de différence chez les femmes.

Les médecins généralistes font plus attention à leurs poids que leurs patients, mais font aussi plus appel à la prévention ou au dépistage. Chez les 50-59 ans, le taux de dépistage du cancer colorectal est ainsi deux fois supérieur chez les médecins du panel (38% et 42% respectivement pour les hommes et les femmes) à celui relevé sur la population active (18% et 19%).

Enfin, on relève moins de consommation de tabac chez les médecins généralistes qu’en populationgénérale. «La consommation régulière de tabac, surtout avant 45 ans, est globalement moins répandue chez les médecins que chez les autres actifs ou les cadres et professions intellectuelles supérieures» note en effet le panel.

Paul Bretagne
Source : Legeneraliste.fr
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