Un film, des médecins - « Arrowsmith» de John Ford

Un film, des médecins« Arrowsmith» de John Ford

21.07.2010

Un portrait au vitriol du monde de la médecine, des scientifiques dévorés par l’ambition et de l’hypocrisie des petites villes américaines.

  • Un grand John Ford

    « Arrowsmith» de John Ford

Fiche technique

Année de réalisation : 1931

Avec : Ronald Colman, Helen Hayes, Myrna Loy, Richard Bennett, A.E. Anson, Clarence Brooks, Claude King

Scénario : Sidney Howard, d’après le roman de Sinclair Lewis

Musique : Alfred Newman

Photographie : Ray June

Montage : Hugh Bennett

Direction Artistique : Richard Day

Assistant réalisateur : H. Bruce Humberstone

Producteur : Samuel Goldwyn

Distribution par United Artists (MGM)

Durée du film : 99 minutes

L’histoire

Martin Arrowsmith (Ronald Colman), issu d'une famille de pionniers du Middle West, après avoir obtenu son diplôme de médecin, est promis à un brillant avenir en tant que chercheur. Mais la route est longue. Et, alors qu’il était sur le point de s’engager à NewYork avec une grande fondation, il y renonce pour cause de mariage avec Leora Tozer (Helen Hayes), une infirmière qui le pousse vers l'exercice de la médecine pour des motifs purement économiques. Après plusieurs années comme obscur médecin de campagne dans le Dakota du Sud, il réussi à soigner des vaches malades démontrant ainsi l'incompétence du vétérinaire local. Fort de ce succès, il rejoint le prestigieux McGurk Institute où il se consacre sans relâche à la recherche. Puis, avec sa femme, il part en Inde où sévit la peste. Ses méthodes étant refusées , il se rend seul dans le cœur du pays pour tester son sérum. Ce sera un succès, mais il ne pourra sauver sa femme restée seule de la mort. Désemparé, il rentre à New York et malgré les éloges et les offres des plus grands instituts, il préfère se consacrer à sa vocation de chercheur solitaire.

Ce qu’en dit la critique

Le rôle d’Helen Hayes est très similaire à celui qu’elle aura un an plus tard dans « L’Adieu aux armes » de Frank Borzage […] Par l’atmosphère fiévreuse et passionnée, le rôle du médecin était idéal pour Ronald Coleman qui s’inscrit parfaitment dans le ton du film. John Ford reprendra ce rôle de médecin dans « Doctor Bull » avec un état d’esprit qui convenait tout aussi bien à Will Rogers, simple et généreux et dans « Je n’ai pas tué Lincoln » quiva reprendre cette athmosphère de fièvre et cette notion de sacrifice total (In « Le Guide des films » de Jean Tulard, col. Bouquins, ed. Robert Laffont)

Le caractère de Martin Arrowsmith est parfaitement résumé dans cette prière profane qu'il fait, seul dans son nouveau laboratoire : « Seigneur, aiguisez mon jugement et préservez-moi de la hâte. Aidez-moi à combattre toute vanité. Faites-moi rechercher mes erreurs. Faites-moi persévérer jusqu'à ce que mes résultats soient prouvés. Seigneur, donnez-moi la force de ne pas me fier à Dieu ! » Ronald Colman trouve ici un de ses rôles majeurs. Il insuffle énergie et impétuosité au personnage. Peu doué pour la diplomatie, supportant difficilement le mensonge, il traverse le film d'un pas vif et nous entraîne vers sa destiné. Son jeu nuancé est plus proche de celui d'un interprète moderne comme Dirk Bogarde que des stars de l'époque. Sinclair Lewis, qui fut absolument ravi par la qualité du film, le remerciera personnellement de son interprétation. Quant à John Ford, un réalisateur avare de compliments, il dira : « Personne ne reconnaissait quel grand acteur il était. Il faisait tout avec une telle facilité. Il était le meilleur acteur que j'ai jamais connu.» (dvdclassik)

Pour en savoir plus

C’est le premier film américain parlant présentant un personnage noir (le Dr Oliver Marchand joué par Clarence Brooks) diplômé de l'université et parlant parfaitement l'anglais !

En DVD

Edité en zone 1 par Metro Godwyn Mayer.

Source : Legeneraliste.fr
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