Si « Le Généraliste » était paru en… 1911

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13.06.2010

La pléthore médicale : de quand date-t-elle ?

Dans un récent numéro de la « Chronique médicale », le Dr Yvon nous a montré qu’en 1860 regorgeait déjà de médecins. Et nous voici amenés à nous demander à quelle époque peut bien remonter cette pléthore du corps médical.

Peut-être est-il difficile de fixer une date ; mais voici une pièce inédite, tirée des Archives de la Faculté de médecine de Paris qui tend à limiter la question, en prouvant qu’au XVIIIe siècle on déplorait, tout au contraire, la pénurie des médecins.

Dans un recueil de pièces relatives à la Faculté, aux sociétés savantes, aux charges de chirurgien et apothicaire (manuscrit du XVIIIe siècle), se trouve une note anonyme, où l’auteur, après avoir longtemps exposé en termes admiratifs le degré élevé de perfectionnement auquel est parvenu l’art médical, s’exprime en ces termes : « Tel est l’état de la médecine d’aujourd’huy ; croiroit-on qu’un art dont les connoissances sont si aisées à acquérir aujourd’huy à la faveur des découvertes qu’on a fait depuis près d’un siècle sur la structure et l’usage des différentes parties du corps humain, fut aussi négligé qu’il l’est dans ce grand Estat et qu’il y eut si peu de médecins qu’il y en a pour un peuple aussi considérable, pour dix-huit millions de personnes qui habitent ce royaume et que le nombre des médecins en fut réduit à quatre ou cinq mille ; que tous les bourgs, bourgades ou villages en soient absolument dépourvus et qu’ils ne s’en trouvent que quelques-uns dans les villes principales. C’est pourtant un fait constant et un désavantage pour l’Estat qui demande grande attention de la part du gouvernement et où il ne sera pas difficile d’y remédier, quand on pénétrera les raisons qui empêchent les jeunes gens de famille de s’appliquer aux connoissances de la médecine et à prendre la profession de médecine. »

Il est vraiment regrettable que le manuscrit, incomplet, ne nous fasse pas connaître ces raisons et ne nous permette pas de les comparer à celles qui ont, aujourd’hui, provoqué l’encombrement de la carrière médicale.

Ainsi donc, tout arrive et, sachez-le bien, chers confrères, il fut un heureux temps où l’on réclamait d’urgence une augmentation du corps médical.

La responsabilité civile du médecin

Le Syndicat des médecins de la Seine, par l’intermédiair de sa Caisse de défense professionnelle, créée il y a dix ans, assure tous ses adhérents contre ces sortes de procès dont peut être victime (un fait récent le prouve) le médecin le plus consciencieux, le plus compétent et le plus désintéressé. Tout membre du syndicat est couvert pour un chiffre suffisamment élevé, puisqu’il n’a jamais été dépassé dans les jugements connus à ce jour. La Caisse de défense professionnelle possède un fonds de 25 000 francs déposé à la banque de France. Dès qu’un prélèvement y est opéré, il est comblé automatiquement par une taxe sur les 1 700 cotisations qui alimentent le budget du Syndicat des médecins de la Seine.

Billet de banque antiseptique

La vieille banque nationale de Spokane (Etat de Washington) vient de lancer le billet de banque antiseptique. Elle a déjà émis près d’un demi-million de francs de ces billets qui sont signés avec une encre composée, pour une partie importante, d’acide phénique, dont s’imprègne le papier et qui tue instantanément les germes les plus rigoureux.

Bains pour milliardaires

Les journaux américains racontent gravement que M. Rockfeller, l’homme aux cinq milliards, prend dans un but hygiénique des bains de wisky - une partie de wisky pour trois ou quatre d’eau. Les mauvaises langues disent qu’il y a là-dessous une affaire de wisky qu’on veut lancer. Rappelons cependant aux amateurs de bains pittoresques que Pauline Borghèse ne prenait que des bains de lait, que la Païva mit à la mode les bains de fraises et de framboises écrasées dans l’eau de roses, que la Mogador se baignait dans du champagne, faisant mettre en bouteilles, ensuite, pour ses amis, le contenu du bain. Mme Réjane veut que la surface de l’eau de son bain disparaisse sous une couche de violettes fraîches alors que la Tortajada prend des bains de thé.

Source : Legeneraliste.fr
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