26 juin: 59 814 cas dans le monde, en France Bachelot rameute les généralistes

26 juin: 59 814 cas dans le monde, en France Bachelot rameute les généralistes

25.02.2010

Il était temps que les vacances arrivent ! Après la fermeture de trois écoles en Ile-de-France, l’Education Nationale appréhende la rentrée scolaire. Très contagieux, mais pas très méchant, le nouveau virus grippal touche en priorité les jeunes. Roselyne Bachelot réunit les représentants des médecins libéraux jeudi. Mais, devant la mutiplication des cas, les pouvoirs publics, en France comme en Grande-Bretagne, changent déjà de stratégies.

Pour l’instant, le dispositif reste centré sur le centre 15. Mais vu l’évolution des cas de grippe A /H1N1 en France, le médecin généraliste sera bientôt « au coeur du dispositif ». Avant que la ministre ne reçoive les représentants des médecins libéraux jeudi 2 juillet, elle a déjà donné le ton en intervenant le 25 juin en ouverture du 3e Congrès de la médecine générale à Nice. Pour Roselyne Bachelot, « à ce stade, et sans doute pour quelques semaines encore, le centre 15 restera responsable de l'orientation des malades », mais « la progression de la pandémie et l'augmentation du nombre de cas nous pousseront certainement à étendre, dans le courant de l'été, la prise en charge des patients en milieu ambulatoire ». La ministre se veut néanmoins rassurante : ce recours croissant aux médecins généralistes ne « saurait aboutir à (leur) surexposition, ni à la désorganisation de notre offre de soins ». Ainsi, les professionnels de santé libéraux feront très certainement partie des populations prioritaires de toute campagne de vaccination contre la souche A/H1N1, si elle devait être mise en oeuvre à l'automne, et un site internet destiné aux professionnels de santé ouvrira à la fin de l’été. Il comprendra une partie nationale et un volet local pour les informer de l'évolution épidémiologique et des modalités de prise en charge.

Des enfants atteints, à Paris, Créteil et Chatillon

« Nous sommes aujourd'hui face à un virus qui semble avoir acquis une forte capacité de transmission, mais qui reste d'une virulence modérée », observe Roselyne Bachelot. Alors qu’au plan mondial le bilan s’établit désormais à 59.814 personnes dans 113 pays, faisant 263 morts, selon le du vendredi 26 juin, et qu’en France, on dénombre désormais 191 personnes atteintes, la forte contagiosité du virus préoccuppe de plus en plus les pouvoirs publics, même si le virus lui-même n'inspire pas grande inquiétude pour la santé. Au cours du mois de juin, trois écoles et un collège ont été fermés. Confirmation d’une forte contagion possible en milieu scolaire qui pourrait poser problème à la rentrée. Après la fermeture une semaine à la mi-juin d'un collège de la banlieue de Toulouse, où 16 élèves avaient été touchés, trois écoles d'Ile-de-France viennent à leur tour de fermer pour la même raison : éviter la contagion. A Paris dans le XVème arrondissement, les écoles Cardinal-Amette (28 cas) et Dupleix (un cas), ainsi que la garderie "Goutte de lait" toute proche (un cas), sont fermées jusqu'à dimanche. A Créteil, trois cas ont été diagnostiqués mercredi chez des enfants de l'école du Jeu de Paume. Celle-ci a été fermée et un dispositif médicalisé y a été installé mercredi soir : au total, 632 personnes, parents et enfants, s'y sont succédé jusqu'à la levée du dispositif jeudi en début d'après-midi, recevant pour 319 d'entre elles des médicaments antiviraux Tamiflu, dont seules 79 à titre curatif. « A ce jour, il n'y a pas de cas graves avérés, d'hospitalisation, nous sommes extrêmement vigilants », a déclaré jeudi le nouveau ministre de l'Education nationale, Luc Chatel. Un cas a aussi été révélé jeudi au sein d'un groupe du collège Paul-Eluard de Châtillon (Hauts-de-Seine) de retour d'un voyage au Canada, mais le collège restera ouvert. Car les participants au voyage, rentrés lundi « sans repasser par le collège », vont recevoir un traitement préventif au Tamiflu et ne reviendront pas dans leur établissement avant les grandes vacances, selon l'inspection académique.

Le plan "anti-cancre" de l’Education Nationale

« Nous sommes en présence d'un virus très contagieux, avec notamment une forte capacité de transmission chez les enfants », a expliqué jeudi au quotidien La Croix le professeur Bruno Lina. « On constate aussi que le délai entre le moment où la personne est exposée et celui où elle devient malade est très court. C'est ce qui explique les petites bouffées épidémiques, qu'on voit surtout apparaître dans les établissements scolaires où, d'un seul coup, on se retrouve avec 30 ou 40 enfants touchés », ajoute ce directeur du Centre national des virus grippaux-zone sud à Lyon. Dans ce contexte, les vacances sont les bienvenues, mais le problème pourrait être sérieux pour l’Education Nationale à la rentrée. Au cas où de nombreux établissements devraient fermer, l'Education nationale a d'ores et déjà un plan de « continuité pédagogique » de prêt: trois mois de cours enregistrés, pour les niveaux allant de la grande section de maternelle à la terminale : 264 heures d'émissions télévisées qui passeraient sur France 5 et 288 heures d'émissions radiophoniques qui seraient diffusées par France Culture.

L’épidémie flambe chez les anglais

Pourtant, avec moins de 200 cas et aucun décès à déplorer, la France s'en tire pour l’instant plutôt mieux que ses voisins. Ainsi au Royaume-Uni, depuis plusieurs jours, entre 200 et 300 nouveaux cas sont quotidiennement annoncés. Outre-Manche, le nomH1N1

bre des personnes contaminées par la grippe porcine A(H1N1) a dépassé les 3.500, et ce n’est qu’un début. On pourrait dans quelques mois enregistrer des dizaines de milliers de nouveaux cas par semaine, a averti jeudi le principal conseiller médical du gouvernement britannique. L'Agence de protection sanitaire (HPA) a fait savoir jeudi que 3.597 cas avaient été officiellement recensés jusqu'à présent. Et selon Liam Donaldson, le virus pourrait proliférer encore plus rapidement à l'approche de l'hiver. D'ici à l'automne, il pourrait y avoir « des dizaines de milliers » de cas par semaine, estime cet expert du gouvernement. Face au nombre croissant de malades, les autorités britanniques ont donc décidé de changer de stratégie. Jusqu'à présent, elles tentaient de retrouver la trace de toutes les personnes entrées en contact avec un malade, et leur donnaient un traitement antiviral. Désormais, les antigrippaux ne seront prescrits qu'aux personnes présentant des symptômes. De plus, dans les zones densément peuplées, comme Londres et le comté des Midlands (centre de l'Angleterre), les personnes soupçonnées d'être malades seront immédiatement hospitalisées, et n'attendront plus les résultats de leurs tests à domicile. Un seul Britannique, une femme, est pour l'instant décédé de la grippe porcine au Royaume-Uni.

Paul Bretagne (avec AFP)
Source : Legeneraliste.fr

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