Syndicats médicaux - Putsch réussi à MG France

Syndicats médicauxPutsch réussi à MG France

14.12.2009

Le week end a été mouvementé dans le landerneau du syndicalisme médical. Un « putsch » au sein du bureau de MG France a conduit à l’éviction du président Martial Olivier-Koehret au profit de Claude Leicher. De son côté, la CSMF a décidé de quitter la table des négociations conventionnelles alors qu’une dernière réunion est prévue vendredi.

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    Putsch réussi à MG France

C’est du jamais vu dans l’histoire de MG France. Après trois ans de présidence, Martial Olivier-Koehret a été contraint ce week end de céder son fauteil à Claude Leicher (photo). Le successeur de Pierre Costes paie sans conteste son soutien à la réforme « Hôpital, patients, santé et territoire ». Le premier communiqué du nouveau bureau donne le ton et la mesure d’un changement d’attitude à l’égard des pouvoirs publics : « l’Assemblée générale de MG France a rappelé avec force que les humiliations répétées à l’égard des médecins généralises : contraintes conventionnelles, irruption de l’Assurance maladie dans la pratique des généralistes sont indignes et inacceptables ».

MG France avait pourtant su faire entendre sa voix tout au long de l’élaboration de la « loi Bachelot » : inscription des missions du médecin généraliste de premier recours dans la loi, développement des maisons et des pôles de santé, volonté affichée d’améliorer l’accès aux soins et garanties que la prochaine convention ne sera signée qu’après les élections professionnelles. Mais Martial Olivier-Koehret n’a certainement pas réussi à se démarquer de toutes les mesures jugées vexatoires par les médecins libéraux et dont les décrets d’application vont bientôt tomber : obligation de déclarer ses congés à l’Ordre, « taxe Bachelot » pour les réfractaires au « contrat santé solidarité » qui vise à exercer des vacations dans les zones déficitaires, reprise en main par l’Etat via les futures ARS de la permanence des soins. Le tout alors que les médecins généralistes sont furieux contre l’organisation gouvernementale du plan de vaccination. Une colère que n’a pas su capitaliser Martial Olivier-Koehret, jugé définitivement trop proche de la ministre.

Le nouveau président -le quatrième en titre pour le syndicat fondé par Richard Bouton- est un généraliste drômois de 56 ans, expert au sein de MG France des questions de revenus et de permanence de soins. Il est le fer de lance de la bataille juridique qui vise à permettre aux généralistes de coter CS. Il était jusque-là vice président du syndicat. C’est la première fois qu’un président en exercice qui se représente n’est pas réélu à MG France.

Un soutien de moins pour Roselyne Bachelot

Cette éviction tombe au plus mauvais moment pour Roselyne Bachelot qui perd effectivement dans la bataille un de ses principaux soutiens dans le monde de la médecine libérale. La ministre de la Santé est actuellement donnée en perte de vitesse dans les sondages auprès des Français : moins 7 points en un mois, soit seulement 41% d’opinions favorables selon le dernier baromètre Métro-Krief Group réalisé par OpinionWay. Vendredi, devant l’association des journalistes de l’information sociale (AJIS), elle a confirmé qu’elle était « dubitative » sur la possibilité de signer une nouvelle convention « quelques semaines avant de nouvelles élections ». Du coup, la CSMF qui faisait jusque là semblant d’être sourde a tiré toutes les conclusions de cette dernière déclaration. Le conseil confédéral de la CSMF, réuni à Paris, samedi a décidé de « quitter définitivement la table d’une négociation conventionnelles, où manifestement ceux qui négocient ne sont pas ceux qui décident ». En outre, la CSMF prévient « solennellement que la complicité entre les syndicats MG France, la FMF et le gouvernement, dans le cadre de la loi Hôpital, patients, santé et territoires joue contre les intérêts des médecins libéraux qui perdront deux ans de plus après trois ans de paralysée conventionnelle ».

Pendant ce temps, l’ambiance est plus détendue au SML qui a tenu vendredi et samedi les « premières assises de la femme libérale » à Orly, une manifestation riche qui a connu un franc succès auprès de la centaine de participantes. Première conséquence concrète : vendredi prochain pour l’ultime séance de négociations conventionnelles, le SML comptera dans sa délégation une femme, le Dr Françoise Roudil, dermatologue et actuellement trésorière-adjointe du syndicat. A noter que cette consoeur sera la seule femme autour de la table de négociation du côté des syndicats médicaux.

Pour aller plus loin
Véronique Hunsinger
Source : Legeneraliste.fr

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