Cancer de la prostate - Le rapport Debré pour un dépistage de masse

Cancer de la prostateLe rapport Debré pour un dépistage de masse

01.04.2009

En une semaine, c’est le deuxième rapport qui plaide une campagne de dépistage de masse du cancer de la prostate. Présenté mercredi, le rapport de l’OPEPS suggère que la Sécu adresse une invitation à faire doser son PSA à chaque homme de 50 ans, et plaide aussi pour soient mis au point de nouveaux tests de dépistage...

  • Le rapport Debré pour un dépistage de masse - 1

    Le rapport Debré pour un dépistage de masse

Huit jours après la présentation d’une étude de l’Inca, le rapport du Pr Bernard Debré pour le compte de l’OPEPS * -qui a été présenté mercredi matin à l’Assemblée nationale- plaide lui aussi en faveur du dépistage de masse. Pour l’urologue de Cochin, l’enjeu du dépistage est en effet triple : « favoriser une meilleure détection des cancers agressifs », rationaliser l’organisation du dépistage actuel en standardisant les procédures médicales, et à moyen terme, développer les instruments permettant une meilleure analyse bénéfice-risque, en vue d’une généralisation du dépistage de masse, sous la forme de campagnes de dépistage organisé.

S’ensuivent plusieurs recommandations de la part des députés et sénateurs de l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé. Le rapport Debré demande d’abord que l’on évalue mieux l’agressivité du cancer dès le stade du dépistage. A ce propos, il souligne les « limites d’une mesure ponctuelle du taux de PSA » et fait remarquer que « ce n’est pas tant la valeur brute atteinte par le PSA que le rythme d’augmentation de cet indicateur qui est révélateur des formes cancéreuses agressives. » Il plaide donc, d’une part, pour que l’on institue un « test à part entière » qui permette ce calcul, test non invasif, utilisé par les praticiens et remboursé par l’assurance maladie, et d’autre part, pour que l’on valide d’autres marqueurs que le dosage de PSA.

Le rapport estime aussi qu’on manque d’instruments fins d’évaluation du dépistage actuel. Et notamment du fait de l’impossibilité de différencier si le PSA est utilisé à fin de dépistage ou à diagnostic en cas de signes cliniques avérés. « Identifier clairement le dosage de PSA lorsqu’il est mis en œuvre en tant que test de dépistage » permettrait, selon lui « une clarification des rôles et des responsabilités dans la chaîne du dépistage ». De même est préconisé d’orienter le dépistage « vers sa cible principale, les hommes âgés de 50 à 60 ans. »

A cette fin, Bernard Debré et ses collègues parlementaires prennent position en faveur de l’institutionnalisation de campagnes de dépistage organisé pour le cancer de la prostate. Pour se faire, il pose deux préalables : la définition d’un test de dépistage clairement identifié et reconnu et la mise en place d’une structure pour assurer la promotion du test et le suivi des patients en cas de test positif. Concrètement, l’OPEPS propose que l’assurance maladie adresse à chaque homme de 50 ans, une invitation à doser son PSA, elle suggère une campagne de communication à destination du grand public et des professionnels de santé, accompagnée par « des actions spécifiques en direction des populations écartées du dépistage en raison de conditions socio-économiques défavorables ». Enfin, le rapport Debré estime que c’est au plan départemental qu’il faut organiser le dépistage, comme pour celui du cancer du sein ou colo-rectal.

Paul Bretagne

*Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé

Source : Legeneraliste.fr

A LA UNE sur le GENERALISTE.FR

add
Congrès Isnar

En direct du Congrès de l'Isnar-IMG Agnès Buzyn rassure les internes sur la coercition, mais botte en touche sur les conditions de travail

Après un rendez-vous manqué l’année dernière à cause des intempéries, la ministre de la Santé était cette année bien présente physiquement au 20e Congrès de l’Intersyndicale des internes de...3

[VIDEO] Accès des salariés, indépendance des actions en Congrès, organisme pro-syndicats ... la directrice générale de l'ANDPC répond à vos questions - 2/2

[VIDEO] Accès des salariés, indépendance des actions en Congrès, organisme pro-syndicats ... la directrice générale de l'ANDPC répond à vos questions - 2/2-0

Les médecins ont encore un an pour répondre à leur obligation triennale de développement professionnel continu (DPC). Les généralistes... Commenter

Téléconsultation, télé-expertise : qu'est-ce que ça change ? Deux généralistes témoignent

Adrien Naegelen et Nicolas de Chanaud

À l'occasion d'un colloque sur la télémédecine en libéral, organisé par l'URPS Ile-de-France jeudi dernier, deux jeunes généralistes parisie... 3

Gastro-entérologie LE BON USAGE DES INHIBITEURS DE LA POMPE À PROTONS Abonné

IPP

Les IPP ont révolutionné la prise en charge des maladies liées à l’acide gastrique. Mais 60 % des prescriptions sont hors AMM, selon... Commenter

Prévention DIABÈTE : À QUOI SERT LE CONTRÔLE DES FACTEURS DE RISQUE ? Abonné

Diabète

Cette étude du NEJM, menée en vraie vie, suggère que lorsque tous les facteurs de risque d’un patient DT2 sont contrôlés, la probabilité de... Commenter

A découvrir