Sept organisations de généralistes reconstituent un "Front généraliste" pour répondre à Marisol Touraine

Publié le 20/11/2014

Le "Front Généraliste" vient de se reconstituer à peu près dans la même configuration qu’il y a un an avec, autour du syndicat de Claude Leicher, les internes de l’ISNAR IMG, les remplaçants de ReAGJIR, les jeunes du SNJMG, les généralistes enseignants du SNEMG, la FMF, et une partie des praticiens des centres de santé de la FNCS. MG France précise aussi qu’il "est accompagné à titre d’observateurs par le CNGE et le Collège de la Médecine Générale". Il s’est réuni le mercredi 19 novembre 2014 et devrait annoncer des propositions communes mercredi 26 novembre.

Alors que Marisol Touraine vient d’annoncer une concertation sur son projet de loi le jour même, les membres du "Front Généraliste" demandent à être reçus ensemble par le ministère et entendent rappeler une fois encore leurs revendications et propositions à la ministre de la Santé. "La médecine générale devait être au cœur de la réorganisation du système de santé annoncée par la ministre de la Santé dès septembre 2013 avec la présentation de sa Stratégie nationale de santé", observent ses membres, qui "tirent la sonnette d'alarme."

Comme le SML, l’UNOF-CSMF ne fait pas partie de ce Front. Comme l’explique son président Luc Duquesnel : "l’UNOF ne s’associera pas à un « Front fourre-tout » qui pourrait réunir des syndicats et des organisations professionnelles qui préfèrent la médecine générale salariée plutôt que libérale, d’autres qui sont favorables au tiers-payant obligatoire généralisé et qui transfèrent sans complexes des compétences médicales à d’autres professionnels de santé, des adeptes de la recertification médicale qui veulent imposer aux médecins généralistes une nouvelle validation de leur droit d’exercer tous les 5 ans, des partisans d’une formation médicale continue confiée aux universitaires..." Dans le même communiqué, le syndicat rappelle en revanche le mouvement unitaire de fermeture des cabinets du 24 au 31 décembre en signifiant qu’à ses yeux, ce n’est qu’un début :" Ce n’est pas une fin en soi. Comme en 2002, c’est une étape dans un mouvement national qui doit permettre de sauvegarder la médecine générale libérale et lui donner les moyens indispensables à des soins de qualité".



Source : legeneraliste.fr