CARMF : MG demande le départ de Maudrux

Publié le 16/12/2013

Crédit photo : Phanie

Les caisses de retraite des professions libérales placent l'argent des cotisants de manière risquée. C’est ce qu’estime en substance l’Inspection générale des affaires sociales dans un rapport publié opportunément la semaine dernière, en pleine polémique sur la reprise en main de la gouvernance de ces caisses... Selon l’IGAS, le portefeuille de la caisse des médecins (CARMF) est ainsi composé à 40% d'actifs "non admissibles" au sens de l'Igas, c'est-à-dire trop risqués compte tenu des enjeux financiers pour les retraités et futurs retraités. Les inspecteurs citent en exemple l'acquisition par la caisse d'un domaine viticole classé Saint-Emilion grand cru.

MG France a pris la balle au bond et demandé lundi la démission de l'équipe dirigeante de la caisse de retraite des médecins. "Le syndicat des généralistes rappelle que les réserves actuelles de la CARMF constituent les futures retraites des médecins", écrit MG France dans un communiqué. Le syndicat de Claude Leicher va très loin dans ses reproches. Selon le syndicat généralistes, "les risques excessifs pris par le président dans sa gestion de la CARMF ont eu pour conséquences des pertes importantes lors des krachs boursiers de 2008 et 2011", entraînant "une nouvelle augmentation" des cotisations et "le blocage du montant des retraites servies". MG France estime en conséquence "que l'équipe responsable de cette gestion catastrophique doit en tirer les conséquences et présenter sa démission".

Après la CSMF au début de l’été, c’est la deuxième fois que le départ de Gérard Maudrux est réclamé par un syndicat de médecins libéraux. La CARMF a répondu mardi après-midi. Dans un communiqué, elle défend sa gestion et contreattaque: "quatre administrateurs sur 28 qui pour se faire élire ont revendiqué un soutien au Président et au Conseil sortant participent aujourd’hui à des attaques irresponsables visant à déstabiliser la CARMF au lieu de travailler à améliorer la retraite des médecins. C’est à eux de démissionner s’ils ne sont plus d’accord avec les idées sur lesquelles ils se sont fait élire, et non à leurs confrères démocratiquement élus", commente la CARMF.


Source : legeneraliste.fr