Tiers payant : Touraine refuse d’envisager des sanctions pour les récalcitrants

Publié le 15/10/2014

Crédit photo : GARO/PHANIE

Marisol Touraine l’assure, « il y aura un avant et un après » sa loi de Santé. La ministre de la Santé a présenté mercredi sa réforme, à l’issue de l’adoption du texte en conseil des ministres. Occasion pour elle de montrer sa détermination sur ce texte, critiqué par les syndicats de médecins. La prochaine étape du projet de loi devra attendre le début d’année prochaine avec la discussion du texte devant le Parlement. Mais ensuite, tout devrait aller assez vite a assuré la ministre. Dès le lendemain du vote, les premières mesures d’application devraient intervenir, promet Marisol Touraine, qui affirme que les travaux techniques présidant à la mise en œuvre de certaines dispositions sont actuellement menés. Et les décrets d’ores et déjà en cours d’élaboration.

Comme Marisol Touraine le reconnaît, « la loi de santé a déjà beaucoup fait parler d’elle et couler d’encre ». Sur le nouveau "service territorial de santé au public", la généralisation du tiers-payant ou la mise en place de l’unique « numéro médecin de garde », pas de nouveauté donc du côté des mesures dévoilées. Articulé autour de trois axes - la prévention, la santé au quotidien et l’innovation -, le projet de loi confirme, selon elle, la place centrale du médecin traitant dans le parcours de soin. D’autant plus que de nouveaux indicateurs en matière de prévention pourraient faire leur apparition dans la ROSP, lache la ministre.

Sur la mesure phare de la loi santé, Marisol Touraine a été interrogée sur ce qui se passerait si des médecins refusaient de pratiquer la dispense d’avance de frais. Sanctions ? La Ministre botte en touche, et, prédisant un mouvement en faveur du tiers-payant, elle souligne que "ce qui compte pour les professionnels, c’est que le système soit simple, que ça marche et après plus personne ne se posera la question". Elle en veut pour preuve la dématérialisation des feuilles de soin opérée avec la Carte Vitale. Quant à d’éventuelles dérogations, Marisol Touraine admet qu’elles pourraient concerner "à la marge, les professionnels s’apprêtant à partir à la retraite".



Source : legeneraliste.fr