Syndicats et patronat prônent une réforme en profondeur du système de santé

Publié le 05/06/2014

Crédit photo : MAXIMILIAN STOCK LTD/SPL/PHANIE

Si le rapport de la Commission des Comptes de la Sécurité sociale confirme ce jeudi un «sensible ralentissement» en 2013 de la réduction du déficit du régime général amorcée en 2011 et 2012 et qui passe en dessous des 10 milliards d’euros, le Medef juge «urgent» de mener une réforme structurelle du système de santé, qui ne peut, selon lui, se satisfaire de la politique de «rabot» menée par le gouvernement.

A propos des 6,1 milliards de déficit prévu pour la branche maladie, Claude Tendil, président de la commission protection sociale du Medef a estimé lors d’un point presse : «Nous on pense qu'il y a assez d'argent dans le système de santé et s'il était mieux utilisé, non seulement on supprimerait le déficit de 6 milliards, mais on dégagerait des ressources pour financer l'innovation, la recherche, le développement des industries de santé». Le système hospitalier notamment peut selon lui être réformé.

L’hôpital est lui aussi dans le collimateur des syndicats de médecins libéraux. Pour la CSMF, «il n’est ni possible, ni raisonnable d’aller au-delà des efforts actuels demandés à la médecine de ville». Un avis que partage la FMF. «Tapons toujours sur les mêmes pour qu’il y ait moins de mécontents possibles», peut-on lire dans le communiqué. Le président de la Conf’, Jean-Paul Ortiz, et celui de la FMF, Jean-Paul Hamon, réclament comme le Medef que le gouvernement prenne des mesures justes selon eux, par le transfert de certaines activités hospitalières vers la ville (désengorgement des urgences, chirurgie ambulatoire, etc).


Source : legeneraliste.fr