Selon la cnamts, 28 715 généralistes font des gardes

Publié le 30/01/2014

Crédit photo : BURGER/PHANIE

Non la pds ne coûte pas plus cher qu’avant ! C’est le payeur qui le dit, à rebours des précédents constats de la Cour des Comptes sur ce sujet. Intervenant jeudi 30 janvier devant la commission permanence de soins de l’Assemblée Nationale, le patron de la cnamts s’est montré formel : « il n’y a pas eu de surcoût de la permanence de soins depuis la réforme de 2007 qui a réorganisé les secteurs. La baisse du nombre des secteurs s’est traduite par une légère diminution des dépenses. »

Concrètement, la permanence des soins, le soir et le week-end pour permettre aux patients d'être soignés 24h/24, représente un coût de 1,3 milliard d'euros par an, selon Frédéric van Roekeghem (photo), soit 396 millions d'euros pour la permanence des soins ambulatoires (hors hôpital) en 2011

Pour autant, pour Frédéric Van Rœkeghem, tout ne va pas forcément pour le mieux dans le meilleur des mondes. Et notamment il concède, que s’agissant des généralistes, la charge de travail est lourde, car elle est concentrée, selon lui, sur un nombre relativement limité de praticiens. Selon la cnamts, 28 715 généralistes participent aujourd’hui à la permanence de soins (une évaluation un peu plus précise que celle délivrée chaque année par l’Ordre), mais 10% de ceux-ci, soit 3000 professionnels, réalisent 60% des astreintes. Au total, la pds représenterait 35 astreintes par an pour ceux qui en font pour un montant de 3 600 euros par an.

A priori, on voit mal comment de nouveaux volontaires pourraient se décider demain. Car Frédéric Van Rœkeghem a clairement signifié qu’aucune revalorisation n’était à l’ordre du jour sur cette activité. Observant que les majorations liées à la garde sont bloquées depuis plusieurs années, il a souligné qu’à ce stade, compte tenu de leur niveau actuel qu’il juge "important", "la priorité n’est pas de les revaloriser." Pour le reste, le directeur général de la cnamts ne manque pas de rappeller que la cnamts n’est plus le chef d’orchestre de la PDS depiuis la réforme "HPST". Il renvoit la balle sur le ministère de la Santé et les ARS, en charge depuis 2010 de l’organisation du dispositif... Et de souligner que "la responsabilité de la PDS relève désormais des ARS et pleinement des ARS". Qu’on se le dise !


Source : legeneraliste.fr