L’ouverture d’une salle de shoot est toujours au programme… mais pour quand ?

Publié le 27/01/2014

Crédit photo : GARO/PHANIE

La présidente de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie, Danièle Jourdain-Menninger, a réaffirmé lundi qu’une salle de consommation à moindre risque allait bien voir le jour sans toutefois annoncer de date. La présidente a également précisé qu'une «deuxième voire une troisième salle» de consommation pourraient ouvrir dans d'autres villes françaises, si les conditions sont réunies, et a affirmé avoir déjà «des candidatures». « Nous préparons un texte de loi qui permettra d'ouvrir cette salle », a-t-elle expliqué. En effet en octobre dernier, le Conseil d’Etat avait rendu public un avis dans lequel il estimait qu’une loi était nécessaire pour lancer ce genre d’expérimentations.

En outre, à l’occasion des veoux des aprésidente, la MILDT a présenté son plan d’action contre les drogues et les addictions ciblant en particulier les jeunes, déclinaison du plan gouvernemental présenté le 19 septembre 2013. Doté d'un budget de 59 millions d'euros, ce plan prévoit 130 actions pour la période 2013-2015 et a «l'ambition de porter l'effort vers les populations les plus exposées» parmi lesquelles «les jeunes dont les consommations d'alcool et de cannabis menacent la santé et l'insertion sociale», a défendu Danièle Jourdain-Menninger. La Mildt veut notamment agir contre les alcoolisations ponctuelles importantes, connues sous le nom de «binge drinking» qui touchent plus de la moitié des lycéens. Elle souhaite également développer des partenariats avec les universités, où des «étudiants référents» feront de la prévention, notamment lors des soirées festives. L’accent devrait aussi être mis sur la formation des professionnels pour repérer le plus tôt possible les conduites addictives et la valorisation des Consultations jeunes consommateurs (CJC), encore peu connues.


Source : legeneraliste.fr