Covid-19 : vaccination élargie aux personnes fragiles, qui peut se faire vacciner et quand ?

Par
Publié le 03/05/2021

Crédit photo : BURGER/PHANIE

Alors que le gouvernement a déclaré en fin de semaine dernière l’élargissement de la vaccination dès le 1er mai aux personnes fragiles de plus de 18 ans, plusieurs associations, notamment Asthme et Allergies, ont demandé au ministère de préciser les critères d'éligibilité.

Selon les recommandations de la HAS et dans un DGS-Urgent, le ministère a défini la liste de toutes les pathologies concernées par cette nouvelle annonce. Quatre millions de personnes supplémentaires pourraient ainsi se faire vacciner. 

Depuis le 1er mai, vaccination ouverte aux plus de 18 ans souffrant de comorbidités

Depuis samedi, toutes les personnes de 18 à 49 ans, qui souffrent d’une ou de plusieurs comorbidités, ont la possibilité de prendre rendez-vous dans un centre de vaccination pour recevoir leur première injection de Pfizer-BioNTech ou Moderna.

Selon la liste de la HAS, qui répertorie la liste des comorbidités associées à un risque de forme grave de Covid-19, les personnes justifiant des pathologies suivantes peuvent être vaccinées : 

-Pathologies cardio-vasculaires : hypertension artérielle compliquée (notamment complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), antécédent d’accident vasculaire cérébral, antécédent de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque, antécédents de coronaropathie. 

-Diabète de types 1 et 2 

-Pathologies respiratoires chroniques susceptibles de décompenser lors d’une infection virale (broncho pneumopathie obstructive, insuffisance respiratoire, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil)

-Insuffisance rénale chronique

-Obésité avec indice de masse corporelle supérieur à 30

-Cancer ou hémopathie maligne 

-Maladies hépatiques chroniques, cirrhose 

-Immunodépression congénitale ou acquise 

-Syndrome drépanocytaire majeur ou antécédent de splénectomie 

-Pathologies neurologiques (maladies du motoneurone, myasthénie grave, sclérose en plaques, maladie de Parkinson, paralysie cérébrale, quadriplégie ou hémiplégie, tumeur maligne primitive cérébrale, maladie cérébelleuse progressive) 

-Troubles psychiatriques

-Démence 

Aucune prescription médicale n’est nécessaire. Le patient devra déclarer à la personne qui la vaccine, une ou plusieurs de ces comorbidités pour recevoir une injection. 

La HAS recommande d'ouvrir la vaccination à l'entourage des personnes fragiles

Dans un communiqué publié le 30 avril, la HAS va plus loin et recommande d'étendre la vaccination « à l'entourage des personnes immunodéprimées ». Cette stratégie de « cocooning » doit être mise en place afin de « protéger indirectement » ces patients « vulnérables, adultes et enfants », précise l'autorité.

La HAS détaille par ailleurs que les personnes « vivant sous le même toit » que l'immunodéprimé, celles « qui contribuent à sa prise en charge (aides à domicile, auxiliaires de vie) » et celles « susceptibles d'en assurer la garde » doivent être vaccinées « dès que possible ». Le communiqué ajoute que les mineurs de moins de 16 ans proches du patient immunodéprimé devront être vaccinés « dès que les autorisations de mise sur le marché des vaccins le permettront. »

Dans un second temps, la HAS préconise de vacciner « tous les proches aidants familiaux de personnes âgées en perte d'autonomie et tous les proches aidants familiaux de personnes en situation de handicap », dès lors que l'ensemble des personnes en situation de handicap aura pu être vacciné.

Prioriser pour mieux protéger

Ce week-end, certaines collectivités ont, faute de candidat, décidé d'élargir la vaccination à des publics plus larges, sans comorbidité. À Nice, la vaccination ayant bien avancé pour les catégories à risques, la métropole a décidé d'élargir la vaccination à toutes les personnes inscrites à la seule condition qu'elles soient majeures.

Si Emmanuel Macron a déclaré son intention d'ouvrir la vaccination dès le 15 mai à tous les Français de plus de 50 ans et, dès le 15 juin, à tous les Français de plus de 18 ans, le gouvernement maintient sa volonté de « prioriser » par « tranche d'âge » alors que quatre millions de personnes éligibles à la vaccination n'ont toujours pas reçu d'injection. 

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a appelé dimanche à la « solidarité » afin que les personnes « les plus à risques » soient prioritairement vaccinées, fustigeant les collectivités ayant élargi la vaccination.

Avec AFP.


Source : legeneraliste.fr