Macron promet d'investir pour les hôpitaux, les libéraux ne veulent pas être oubliés

Par
Camille Roux -
Publié le 26/03/2020
Emmanuel Macron

Emmanuel Macron
Crédit photo : Capture d'écran

Lors d'un déplacement à l'hôpital militaire de campagne installé à Mulhouse, Emmanuel Macron a appelé mercredi à « l'union » pour mener « la guerre » contre l'épidémie de coronavirus et a promis un « plan massif d'investissement et de revalorisation des carrières » pour les hôpitaux. Le chef de l'État a également assuré avoir demandé au gouvernement « d'apporter une réponse claire et forte de court terme pour l'ensemble des personnels soignants comme pour l'ensemble des fonctionnaires mobilisés afin de majorer les heures supplémentaires effectuées et sous forme de prime exceptionnelle ».

Discours trop hospitalo-centré 

Ce discours de soutien à l'hôpital public est non seulement resté en travers de la gorge des soignants concernés, qui demandent depuis plusieurs années des investissements d'ampleur pour redresser un système hospitalier en crise, mais aussi auprès des médecins de ville, outrés d'avoir été oubliés de ces annonces. Les médecins généralistes et soignants libéraux sont en effet désormais en première ligne pour prendre en charge les patients en ville et parfois sans matériel de protection suffisante.

Une situation dont s'est ému le Syndicat des médecins libéraux (SML). « L’annonce d’un plan massif d’investissement pour l’hôpital qui avait été délaissé est une nécessité. Pour autant, la médecine de ville ne doit pas être écartée des investissements massifs que le pays devra consentir, au sortir de la crise actuelle, sur son système de santé », estime son président, le Dr Philippe Vermesch. Le syndicat appelle donc le président de la République « à conserver une vision d’ensemble dans la construction de son futur plan d’investissement, car tous les acteurs auront besoin de moyens »

Le discours d'Emmanuel Macron à Mulhouse a également beaucoup fait réagir les médecins sur Twitter, certain dénonçant une nouvelle fois une stratégie trop hospitalo-centrée, d'autres déplorant l'inaction des pouvoirs publics depuis des années pour redresser le système de santé dans son ensemble. 


Source : legeneraliste.fr