En direct du congrès de la FMF à Marseille

Les troupes FMF dessinent à Marseille une « convention de combat »

Publié le 10/10/2014

Crédit photo : GARO/PHANIE

Le mot d’ordre est donné, et avec le franc parler habituel que l’on connaît à Jean-Paul Hamon, son président, il faut « donner des idées à ceux qui ont les méninges bloqués et qui nous gouvernent aujourd’hui ». La Fédération française des médecins (FMF) est réunie pendant deux jours à Marseille, au palais du Pharo, pour sa « convention ». Un intitulé qui pourrait tenir du paradoxe, la FMF étant sans doute le syndicat le plus opposé à la Convention médicale actuelle.

Dans la lignée de la journée du 30 septembre, la FMF veut montrer un visage de combat « Comme les révolutionnaires en 1789 qui ont fait le serment du jeu de paume (…) il faut que l’on fasse un serment du Pharo » a déclaré le régional de l’étape, le Dr Michel Sciara.

L’objectif pour les quelques 250 professionnels inscrits, est d’écrire une nouvelle convention. Une convention pour redonner une attractivité à l’exercice libéral, restaurer la confiance et prendre des mesures urgentes. Car comme le rappelle son président Jean-Paul Hamon « la FMF a un devoir d’irrespect ». Un irrespect synonyme de ras le bol pour le syndicat, et illustré par la diffusion d’une vidéo humoristique tournant en dérision les DG d’ARS, ou les engagements de Marisol Touraine, surnommée la « liberal’s killer » ou en français « la tueuse de médecin libéral ».

Au premier rang, du mécontentement des participants figure la loi de santé, qui a été présentée par Pierre-Jean Lancry, ancien Directeur général de l’ARS de Basse-Normandie. Le tiers-payant généralisé, principalement, suscite des débats houleux : « Bordel, quand est-ce que vous allez piger qu’on a de bonnes raisons d’être contre » s’emporte Claude Bronner ? Autre motif d’inquiétude, la possibilité de renégocier la convention au niveau régional « le conventionnement individuel, si on fait pas sauter ça, là on est vraiment mort » souligne Jean-Paul Hamon. Un sentiment général de ne pas être considéré, et même désigné comme un ennemi à abattre.

L’objectif de ces deux jours pour le président du syndicat est donc de « permettre aux médecins de repartir en régions avec des réponses » et de pouvoir porter un texte, discuté « sans tabous » en atelier, qui revalorise la médecine libérale et inscrive ses revendications.

Amandine Le Blanc, envoyée spéciale à Marseille
FMF

Source : legeneraliste.fr