Lancement d'un nouveau numéro vert pour les professionnels de santé en souffrance

Publié le 29/11/2016
Burnout

Burnout
Crédit photo : VOISIN/PHANIE

Les soignants ne sont pas des malades comme les autres. Le constat était largement partagé par les participants au 2e colloque national « Soigner les professionnels de santé rendus vulnérables » ce mardi. « Il n’est pas facile d’être soigné quand on est soignant » explique Didier Sicard président du Colloque, « les médecins n’ont pas confiance dans les autres médecins. De plus ils ont honte de leur propre souffrance le silence est difficile à rompre il faut donc trouver des solutions originales » ajoute-t-il.

Pour les professionnels de santé en souffrance, il est en tout cas clair qu’ils veulent très majoritairement être pris en charge par des structures dédiées, qu’il s’agisse des plateformes d’appel ou des unités de soins. C’est la raison pour laquelle l’association Soins aux professionnels de santé (SPS) a lancé le 28 novembre une plateforme d’appel nationale « interprofessionnelle, indépendante, tenue au secret médical, offrant écoute psychologique, aide et orientation ». Le numéro vert 0 805 23 23 36 est accessible 24h sur 24.

Ce n’est pas la première fois qu’un tel dispositif est créé, puisque comme l’a rappelé lors du colloque, Eric Galam, coordinateur de l’Association d’aide aux professionnels de santé et médecins libéraux (AAPml) « ce que vous avez lancé existe déjà », son association ayant créé un numéro d’appel il y a plusieurs années. D’autres numéros existent aussi à des échelles régionales, « le but n’est pas de remplacer les autres ou de se concurrencer mais de joindre nos forces de s’appuyer sur ce qui se fait déjà » a rappelé Eric Henry président de SPS.

L’objectif de SPS est aussi de déployer en région des établissements de soins dédiés, un cahier des charges a donc été défini. L’association table sur une unité par région au minimum avec une capacité de 20 à 30 lits en moyenne. Les pathologies ciblées particulièrement sont le burnout, la dépression, les addictions ou encore les troubles liés à des conflits interpersonnels au sein d’établissements de soins (harcèlement…). 


Source : legeneraliste.fr