Patrick Pelloux échappe à l’attentat de Charlie hebdo

Publié le 07/01/2015

Crédit photo : GARO/PHANIE

Patrick Pelloux ne figure pas parmi les victimes de la fusillade perpétrée ce matin au sein de la rédaction de Charlie hebdo. Retenu par d’autres obligations, l’urgentiste n’avait pas pu se rendre à la conférence de rédaction de l’hebdo satirique pour lequel il assure régulièrement une chronique « Histoire d’urgences ». Hasard de calendrier plutôt heureux pour lui, alors que la fusillade a fait mercredi midi, selon le dernier bilan, 12 morts (10 journalistes, 2 policiers) et laissé 8 autres personnes blessées dont 4 dans un état « d’urgence absolue ». Le président de l’AMUH se serait néanmoins rendu rapidement sur les lieux pour aider aux premiers secours. Tous les blessés ont été acheminés à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière. Parmi les victimes décédées figure Charb, directeur de la publication et illustrateur d’un des ouvrages de Patrick Pelloux. Cabu, Tignous, Wolinski et Bernard Maris comptent également parmi les morts.

L’attaque s’est produite dans le XIème arrondissement de la capitale, en fin de matinée. Cagoulés et lourdement armés, les « trois criminels », ainsi désignés par le Ministère de l’Intérieur, se sont introduits dans le hall d’accueil du journal avant de demander à être conduits en salle de réunion. Là, munis de leur kalachnikov, ils auraient tiré sur les journalistes présents, pendant une dizaine de minutes, selon une source policière. Ils ont ensuite pris la suite, s’enfuyant vers le Nord de Paris. Ils sont toujours activement recherchés. Le plan Vigipirate a été relevé au niveau « alerte attentat », le niveau le plus élevé, sur « l’ensemble de la région Ile-de-France », a indiqué le Premier ministre.

Sur son compte tweeter, Marisol Touraine fustige «l’horreur de l’attaque» et manifeste sa solidarité aux familles. De leur côté, les chirurgiens de cliniques ont décidé d’une pause dans leur mouvement de grève. «Nous avons décidé d'arrêter le mouvement devant les attentats, on ne voudrait pas poser problème dans les services d'urgences puisqu'actuellement, avec le plan Vigipirate, on doit être disponibles», a annoncé à l'AFP Jean Marty, porte-parole du Bloc, dont le mot d’ordre de grève avait débuté lundi. Dans ce contexte, le président de la FMF, Jean-Paul Hamon a suggéré mercredi un report de la manifestation des professions libérales prévue le 22 janvier après les vacances de février «compte tenu du contexte lourd actuel» et parce qu’aujourd’hui les revendications des médecins «paraissent dérisoires par rapport au drame que la France vient de connaitre.»


Source : legeneraliste.fr