Grève : les dentistes ce jeudi, les médecins de "SOS" dimanche

Publié le 22/01/2015

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Les médecins de SOS seront en grève dimanche, pour 24 heures. Malgré un premier mouvement de grève pendant les fêtes de fin d'année et la promesse d'un entretien "à la rentrée", l'association "n'a toujours pas été reçue" par la ministre de la Santé Marisol Touraine. "Devant cette inertie (...) un mouvement de suspension d'activité de la part des médecins SOS Médecins a été décidé dimanche 25 janvier" à partir de 08h00, indique l'association dans un communiqué. SOS Médecins a aussi envoyé un courrier au président de la République "pour lui demander d'intervenir directement".

L'association s'alarme de la suppression du médecin de garde la nuit profonde -de minuit à 08h00 du matin-, décidée par les directeurs d'agences régionales de santé (ARS) en Nord-Pas-de-Calais et Lorraine. "Une décision aberrante", selon Dominique Ringard, son président, qui oblige les patients à se tourner vers les services d'urgences. "Il faut (...) un médecin qui puisse aller voir les enfants, les personnes âgées, les gens qui souffrent en pleine nuit, pour qu'on ne soit pas obligé de les mettre dans des ambulances à 3h du matin, pour les envoyer passer 4 ou 5 heures aux urgences" pour un coût "4 à 5 fois" supérieur au déplacement du médecin, explique-t-il. L'association, qui regroupe environ 1.100 praticiens pour 63 structures, craint que les exemples du Nord-Pas-de-Calais et Lorraine ne s'étendent aux régions voisines.

Ce deuxième coup de semonce pourrait être suivi d’autres... Apportant son "soutien plein et entier" aux médecins libéraux, en grève administrative depuis début janvier contre le projet de loi santé, SOS Médecins envisage de "rentrer dans le dur" avec "au moins une grève par mois", prévient le Dr Ringard.

Dans ce contexte, les dentistes étaient eux aussi en grève ce jeudi pour protester contre le projet de loi santé et contre leur exclusion des groupes de travail que Marisol Touraine a mis en place. Selon la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD) à l’origine du mouvement qui exige une concertation "dans les plus brefs délais", deux tiers des chirurgiens-dentistes ont fermé leurs cabinets.


Source : legeneraliste.fr