Si « Le Généraliste » était paru en 1900

L’automobile médicale idéale

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Publié le 28/06/2017
histoire

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Je viens m’offrir pour faire partie du groupe de 200 médecins que vous cherchez dans le but d’arriver à créer l’automobile médicale. Cette affaire aura d’autant plus de chances de succès que vous donnerez aux médecins, vos clients, les plus grandes facilités de libération. Dans notre profession, les grandes bourses sont relativement rares et tel confrère qui reculera pour acheter une auto au comptant, n’hésitera plus, si sans être exploité, il trouve le véhicule qu’il désire, payable à terme et par petits à compte, comme, par exemple, 50 francs par mois.

Cette auto, pour être d’un bas prix, doit être fabriquée d’un seul modèle. Elle devra faire du trente à l’heure très facilement : ceci pour les médecins de campagne. Elle devra aussi être très confortable avec capote couvrant deux places où deux hommes soient logés bien à l’aise. Siège derrière pour y mettre un panier à provisions, à chiens ou bien un domestique si l’on voyage à trois. Tous les organes devront être facilement préservés de la boue ; bien de nos chemins de villages seraient impraticables sans cela. Il faudrait la certitude d’avoir facilement les pièces de rechange.

Je fais les vœux les plus ardents pour que vous réussissiez dans votre généreuse entreprise. Vous auriez droit à la reconnaissance d’une multitude de médecins qui trouveront dans ce mode de locomotion, d’abord une diminution de dépenses certaine, sur le cheval et la voiture, et, ensuite, un moyen de diminuer la fatigue en faisant en moitié moins de temps les tournées qui prennent tout un jour, permettant ainsi quelques heures de loisir pour le délassement ou l’étude ; deux choses qu’un médecin ne connaît plus…

(Dr Allard, La Gazette médicale de Paris, 1900)


Source : legeneraliste.fr