DPC : la CSI généralistes maintient la grève des réunions

Publié le 05/12/2013

Décidemment, le Collège de la médecine générale joue de malchance avec la Commission scientifique indépendante (CSI) de l’OG-DPC. Après avoir longtemps bataillé pour qu’une section spécifique aux généralistes soit créé, le voilà en butte aux nouvelles règles du jeu qui lui sont imposées. Du coup, la section «généraliste» de la CSI, qui avait déjà boudé les réunions de septembre et d’octobre de l’OG DPC pour contester la gestion de l’organisme, ne se rendra pas non plus au prochain rendez-vous prévu en décembre. Dans un communiqué, le Collège de la Médecine Générale explique pourquoi il a suspendu «sa participation aux travaux de l’OG DPC». Il évoque trois griefs : «le manque de visibilité à moyen et long termes du système, faute de gouvernance réelle» ; «le déni de reconnaissance des deux axes de définition de la CSI» dans les décrets Bertrand de janvier 2012 et Touraine de janvier 2013, qui réduisent, selon les généralistes de la CSI son rôle scientifique et son indépendance; enfin, «l’acceptation d’une participation directe de l’industrie des produits de santé aux organismes et programmes de DPC» dans la validation DPC des organismes pose problème pour les animateurs de la CSI généralistes. Alertée par leurs soins, la ministre de la Santé a répondu, dans une lettre datée du 18 octobre, entendre les raisons de cette mauvaise humeur. Ainsi, un rapport de l’IGAS sur les évolutions possibles du dispositif est attendu pour le mois de janvier. Dans ce contexte délétère, où seuls deux membres de la CSI - tous deux CSMF - continuent de participer aux réunions avec l’OG DPC, le Collège réclame comme un préalable avant d’envisager «une quelconque reprise des travaux de la CSI», «une instauration programmée d’une gouvernance du DPC», «la mise en œuvre d’une réelle indépendance de la CSI» avec la possibilité d’auto-saisine, et une rediscussion des critères de validation des ODPC. «Nous attendons que les conditions soient réunies pour reprendre. Aujourd’hui, les programmes agréés DPC ne disposent d’aucune garantie de qualité», explique le Pr Serge Gilberg, président de la section généraliste de la CSI.


Source : legeneraliste.fr