Santé publique

Une place pour les généralistes dans le Plan cancer III annoncé mardi ?

Publié le 02/02/2014

La troisième fois sera-t-elle la bonne ? François Hollande doit annoncer, mardi prochain à Paris, le contenu du 3e Plan cancer pour 2014-2018. Oubliés du premier et moins bénéficiaires qu’annoncé par le deuxième, les généralistes se retrouveront-ils en première ligne, dans le suivi de cette maladie, dès cette année ?

Crédit photo : AMELIE-BENOIST / BSIP

Annoncé le 4 décembre 2012, le troisième Plan cancer pour 2014-2018 sera lancé, mardi, par le président de la République François Hollande qui tiendra un discours très attendu à la Maison de la Mutualité, à Paris. Si le prochain Plan cancer devrait être « axé sur les inégalités », on l'attend  aussi sur le role du médecin généraliste. Remis l’été dernier le rapport de l’hématologue Jean-Paul Vernant proposait de renforcer sa place dans le suivi du cancer. Il suggérait notamment que le médecin traitant joue un rôle central dans la prévention, le dépistage et la prise en charge de cette maladie.

Des consultations de dépistage...

Si le plan cancer annoncé mardi devait s’inspirer du rapport Vernant, on pourrait donc avoir quelques surprises. Comme la mise en place de consultations de prévention et de dépistage systématiques chez les généralistes à différents stades de la vie. Ou l’implication plus forte du médecin de famille dans la prévention : le rapport suggèrait, par exemple, qu’on adresse les invitations au dépistage des patients également à leurs médecins traitants. Côté formation, le Pr Vernant suggérait que les internes en médecine générale soient initiés à la prévention et au dépistage des cancers grâce à des stages en cancérologie.

... aux consultations de fin de traitement

Autre suggestion du rapport Vernant qui révolutionnerait la place du médecin traitant dans le processus de soins si elle était annoncé mardi : permettre que celui-ci participe, de façon systématique, à la consultation de fin de traitement avec l’oncologue référent, l’infirmier coordonnateur et un psychologue. Il faudrait le rémunérer pour cela, soulignait le rapport, qui proposait aussi que sa participation à une réunion de concertation pluridisciplinaire soit validante pour son DPC. Enfin, un dernier point évoqué par l’hématologue pourrait changer la donne dans les cabinets de médecine générale si le troisième plan cancer en décidait ainsi : une information en temps réel du médecin généraliste - par exemple par la transmission des données du patient par voie informatique sécurisée. Mais comment l’organiser ?


Giulia Gandolfi

Source : legeneraliste.fr