Mediator : Servier entend indemniser toutes les victimes

Publié le 15/05/2014

Crédit photo : VOISIN/PHANIE

Le nouveau président du laboratoire pharmaceutique Servier a annoncé mercredi que le groupe indemnisera tous les patients qui ont souffert du Mediator. "Dans le cadre de l'Oniam (Office national d'indemnisation des accidents médicaux) et des affaires civiles, nous avons indemnisé, nous indemnisons, et nous indemniserons tous les patients qui ont souffert du produit", a expliqué Olivier Laureau. "Nous assumerons nos responsabilités pour tous les patients qui ont souffert du produit", a ajouté ce responsable qui a pris fin avril la présidence du groupe qui fabriquait le Mediator, après le décès du fondateur Jacques Servier le 16 avril.

S'agissant du procès à venir -qui pourrait, dit-on, se tenir au premier semestre 2015- Olivier Laureau a précisé que le groupe entendait "défendre (sa) position avec détermination" car il "estime qu'il y a beaucoup d'éléments dans le dossier qui n'ont peut-être pas été dits, entendus, donc on le fera entendre". Olivier Laureau a par ailleurs rappelé que le dossier du Mediator avait "fait l'objet de provisions dans (les) comptes bien sûr depuis un certain temps".

Interrogé sur ces nouvelles déclarations par l’Agence France Presse, le directeur de l’ONIAM s’en est félicité. Erik Rance estime en effet que "tout ce qui va dans le sens d'une facilitation des démarches des victimes ne peut être que bienvenu. On peut espérer que le traitement des dossiers des victimes en soit facilité et accéléré". Alors que son collège d'experts a statué sur environ 2.400 demandes d'indemnisations (avec avis favorable pour 448 ) et doit encore examiner quelque 5.000 demandes d'indemnisation, Eric Rance a rappelé que "Servier a systématiquement suivi les avis du collège d'experts" et proposé une indemnisation pour chacun de ces avis positifs. Mais dans la phase "contradictoire" de la procédure, le groupe avait, selon lui, l'habitude de "faire des observations sur beaucoup de dossiers", ce qui "nécessairement" ralentissait la procédure.



Source : legeneraliste.fr