Les trois quarts des Français toujours confiants dans le médicament, mais...

Publié le 10/04/2014

Crédit photo : GARO/PHANIE

La confiance des Français dans le médicament a enregistré une baisse importante cette année, entamée sans doute par les controverses sur certains produits, mais elle reste à un niveau élevé, selon l'étude annuelle réalisée par Ipsos pour les Entreprises du médicament (Leem). Selon ce sondage publié jeudi, 75% des Français déclarent avoir confiance dans les médicaments, une baisse de 12 points par rapport aux 87% de confiance enregistrés en 2013. Auparavant, ce taux de confiance était en progression, de 82% en 2011 à 84% en 2012 et 87% en 2013. Mais la défiance a doublé entre 2013 (13%) et cette année (25%). «C'est une alerte importante», a souligné devant la presse Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos, qui s’inscrit selon lui dans «un contexte de défiance généralisée» en France.

Toutes les formes de médicaments connaissent une baisse de la confiance, notamment les médicaments remboursés (-8 pts à 86%), les vaccins (-6 points à 71%) et les médicaments sur ordonnance (-5 points à 88%).Cette étude révèle également de fortes interrogations soulevées par les Français sur les questions de sécurité.Ainsi, presque un Français sur cinq (23%) considère que la sécurité a plutôt baissé au cours des 5 dernières années dans le domaine des médicaments. Ce qui les inquiète, ce sont d'abord les effets secondaires (71%), suivis par les contre-indications (58%). «Nous prenons très au sérieux le signal qu'envoie cet observatoire 2014» et «la montée d'une certaine défiance (...) est un message qui doit nous préoccuper», affirme Philippe Lamoureux, le directeur général du Leem. Même si la confiance «reste à un niveau particulièrement élevé», a-t-il ajouté, «il est important de ne pas laisser cette défiance s'installer». Le Leem table sur trois éléments clés pour rebâtir de la confiance: «la transparence, les comportements responsables, et la remise en avant de la notion de bénéfice pour le patient», selon Philippe Lamoureux.


Source : legeneraliste.fr