Le Leem alerte les pouvoirs publics sur la situation du secteur pharmaceutique

Publié le 14/10/2014

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«Recul des investissements, vieillissement du portefeuille de produits, difficultés à capter les nouvelles productions...», la fédération des industriels du secteur pharmaceutique (Leem) s’inquète de la «fragilisation du tissu industriel français du médicament». L'Hexagone «continue de compter parmi les grands producteurs mondiaux de médicaments, mais ses positions doivent aujourd'hui être renforcées», assure le Leem dans un communiqué, s'appuyant sur la publication de deux études des cabinets Arthur D. Litlle et Roland Berger, présentées mardi lors d'un colloque organisé par la fédération et Polepharma.

Ces deux études préconisent notamment de «favoriser l'investissement et la localisation en France par l'outil fiscal (crédit d'impôt sur les taxes pharmaceutiques), par la valorisation de la production locale dans la fixation du prix, ou encore par la reconnaissance d'un Label Europe dans les procédures de marchés publics». Ces deux cabinets conseillent aussi «d'encourager la production de médicaments génériques en France en simplifiant la production précoce d'autogénériques par les détenteurs de princeps et en valoriser la production France/Europe dans la fixation des prix». En matière d'export, ils recommandent «une simplification des procédures d'exportation et une aide (sous forme de crédit) pour l'homologation des sites».

Par ailleurs, pour «stimuler l'investissement dans les productions d'avenir (notamment la bioproduction), les deux cabinets d'études préconisent d'améliorer les conditions d'accès au marché, notamment par une réduction des délais d'obtention des autorisations de mise sur le marché, des évaluations du service rendu ou encore de la fixation des prix». «Nos grands voisins européens ont compris que, pour attirer les investissements en santé, il fallait agir de façon volontariste en termes de régulation, de fiscalité, d'accès au marché ou de normes sociales. Ils ont compris qu'il fallait (...) offrir aux entreprises des perspectives sur trois à cinq ans», explique Patrick Errard, président du Leem.


Source : legeneraliste.fr