Les trois quarts des plus de 65 ans contre l’acharnement thérapeutique

Publié le 13/02/2015

Crédit photo : MARTIN RIEDL/SPL/PHANIE

Plus de 80% des seniors, interrogés dans quatre pays européens (France, Belgique, Italie et Allemagne), pensent que la vie est une source de plaisir, selon une enquête Ipsos pour l'institut Korian présentée jeudi à la Secrétaire d'Etat aux Personnes âgées Laurence Rossignol. En moyenne, les seniors estiment que la vie peut procurer du plaisir jusqu'à 86 ans. 94% aiment écouter la radio ou regarder la télévision, 90% aiment lire, 81% surfer sur internet, 79% faire un bon repas en famille ou avec des amis. 65% aiment ou aimeraient plus souvent "voyager/partir en week-end", et 47% "faire l'amour et avoir des relations sexuelles". Seulement 34% sont préoccupés par leur poids, 35% par des troubles de la vue ou de l'audition (mais après 80 ans, la proportion monte à 50%), 16% estiment avoir des pertes de mémoire et 15% des "problèmes pour saisir et utiliser les objets de la vie quotidienne".

L'entrée dans la dépendance physique ou matérielle modifie évidemment les perceptions. En pratique, les séniors estiment pourtant en majorité garder le contrôle sur leur vie et ce sentiment va croissant jusqu’à 80 ans. 59% des seniors qui éprouvent des problèmes de santé ou des difficultés importantes, estiment que leur vie n'est plus une source de plaisir (contre 16% pour l'ensemble). 83% des plus de 65 ans se sentent "citoyen à part entière". Mais plus de la moitié (58%) estiment que les pouvoirs publics ne prennent pas suffisamment en compte la prise en charge de la dépendance dans leurs pays. 49% des seniors comptent sur leurs enfants et 45% sur leur conjoint pour les aider financièrement et physiquement en cas de perte d'autonomie. 67% souhaitent vieillir à domicile. En ce qui concerne la fin de vie, le refus de l'acharnement thérapeutique rencontre un assentiment fort (75% en moyenne), sauf en Italie (51%). Les opinions sont plus clivées concernant le suicide en cas de grande dépendance, même près d’un sur deux peut l’envisager, qu'il soit actif (45%) ou assisté (52%).

Enquête Ipsos auprès de plus de 4.000 personnes de plus de 65 ans interrogées au second semestre 2014

Source : legeneraliste.fr