Les opposants à la "sédation profonde" manifestent à Paris avec la mère de Vincent Lambert

Publié le 25/01/2015

Crédit photo : capture d'écran Dailymotion

Après de premières manifestations mercredi dernier -jour du débat général à l’Assemblée- les militants anti-euthanasie les plus résolus se sont de nouveau donnés rendez-vous dimanche 27 janvier à Paris. Plusieurs milliers de militants "pro-vie" ont participé au départ de la place Denfert-Rochereau à Paris, munis de ballons noirs et d'affichettes "Je suis Vincent Lambert", pour prendre le départ de la dixième "Marche pour la vie".

Sous la banderole de tête avait pris place Viviane Lambert, la mère de Vincent Lambert (photo), venue "se battre" pour son fils, atteint de lésions cérébrales irréversibles -dont le sort est toujours entre les mains de la Cour européenne des droits de l’homme- et dont les parents refusent l'arrêt des soins. Elle était accompagnée de son avocat, Jérôme Triomphe et, en blouse blanche et stéthoscope, du neurologue Xavier Ducros, son conseiller médical. "On se bat pour Vincent mais aussi pour la société (...) Je pense qu'il faut sensibiliser la société. Il y a une porte qui s'est ouverte. Aujourd'hui, c'est Vincent. Il n'est pas le premier et il ne sera pas le dernier", a assuré Viviane Lambert lors d'ue conférence de presse avant le début de la manifestation.

Les organisateurs de la Marche font un lien direct entre l'interruption volontaire de grossesse (IVG) (thème de leur marche de l’an dernier) et le droit pour les malades incurables de bénéficier bientôt d'une "sédation profonde et continue", comme proposé par Jean Leonetti(UMP) et Alain Claeys (PS) dont la proposition de loi devrait être débattu en mars. A l’Assemblée, ils bénéficient du relais d’une vingtaine d’élus. Avant cette échéance, une proposition de loi légalisant euthanasie et suicide assisté est à ’lordre du jour des députés jeudi prochain. Présentée par Véronique Massonneau (EELV), elle sera très probablement rejetée, puisqu’elle a fait l’objet d’un vote négatif de la la commission des Affaires sociales il ya quelques jours.


Source : legeneraliste.fr