Les écolos parisiens manifestent contre la pollution persistante

Publié le 12/03/2014

Le candidat EELV à la mairie de Paris, accompagné d'une vingtaine de militants et colisitiers, a manifesté mercredi devant la préfecture de police face à l'épisode de pollution qui sévit depuis une semaine en région parisienne. Les candidats s'étaient munies de poussettes vides, pour rappeler la particulière fragilité des enfants vis-à-vis de la pollution. Christophe Najdovski a demandé à être reçu par le préfet, sans obtenir satisfaction et, dans une lettre ouverte, a interpellé mercredi le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls pour que l'Etat "prenne ses responsabilités".

"La situation est grave à Paris, où une des questions de santé publique les plus désastreuses est ignorée par les responsables politiques", poursuit-il. Christophe Najdovski demande depuis plusieurs jours l'application de mesures d'urgence : mise en place immédiate d'un plan de grand contournement de l'agglomération par les poids lourds, gratuité des transports en commun, instauration de la circulation alternée... Pascal Durand, tête de liste aux élections européennes en Ile-de-France a apporté son soutien à Christophe Najdovski et jugé "l'absence de réponse politique au pic de pollution présent sur la région parisienne (...) affligeante". Dans un communiqué, Pascal Durand explique qu'il comprend "la démarche de l'ONG Ecologie sans frontières qui a déposé plainte contre X, auprès du TGI de Paris, pour mise en danger de la vie d'autrui". "Une nouvelle fois, la France, au mépris de la santé de la population et notamment des personnes les plus fragiles, méprise les normes édictées par l'Europe en matière environnementale", ajoute-t-il.

Alors que le seuil d'alerte aux particules PM10 a été franchi mercredi, et devrait à nouveau l'être jeudi en région parisienne, et au-delà dans une grande partie nord du pays, des départements de l'ouest, la région Centre et Rhône-Alpes, Pascal Durand rappelle que les particules fines sont responsables en France, d'après l'OMS, de la mort prématurée de 42.000 personnes par an, dont 15 000 attribuées au diésel.



Source : legeneraliste.fr