Vaccin contre la méningite B

Les associations de patients demandent le remboursement de Bexsero®

Publié le 13/12/2013
La mise à disposition cette semaine dans les pharmacies du nouveau vaccin contre le méningocoque B motive les impatiences des patients. Alors qu’une procédure est en cours devant la Commission de Transparence, un collectif demande sa prise en charge par la collectivité.

Crédit photo : BURGER/PHANIE

Suite à l’annonce de la mise à disposition dans les pharmacies en France, et hors remboursement, du premier vaccin contre le méningocoque B, responsable de méningites graves, le collectif des associations de patients réunies sous la bannière « ensemble contre la méningite » réclame la prise en charge par l’Assurance Maladie du nouveau vaccin contre la méningite B (comme c’est le cas pour le vaccin contre la méningite C) pour toutes les familles qui souhaiteraient protéger leurs enfants.

A ce jour, une procédure est en cours auprès de la Commission de Transparence qui doit publier l’évaluation du service médical rendu (SMR) du vaccin et de son amélioration du service médical rendu (ASMR), tant en terme de bénéfice individuel que de santé publique. Cette évaluation permet de fixer le taux de remboursement, ainsi que son prix.

Les infections invasives à méningocoque peuvent être foudroyantes, mortelles dans un cas sur 10. Elles touchent principalement les nourrissons et les adolescents. Le risque pour un nourrisson de développer une méningite B est 10 fois plus élevé que dans la population générale.

Bexsero® est indiqué pour l'immunisation active des sujets à partir de l'âge de 2 mois contre l'infection invasive à méningocoque causée par Neisseria meningitidis de groupe B. Chez les nourrissons de moins de 6 mois, dont l’immunité nécessite d’être renforcée, Bexsero® s’administre en 3 doses avec un rappel en 2e année de vie. A partir de l’âge de 6 mois, 2 doses suffisent, avec un rappel 12 à 23 mois plus tard si la vaccination avait commencé avant l’âge de 2 ans. Pour les schémas débutés à partir de l’âge de 2 ans, la nécessité d’un rappel n’est pas établie.

Dr Linda Sitruk

Source : legeneraliste.fr