Si « Le Généraliste » était paru en 1882

Le destin tragique des enfants esclaves de l'onanisme

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Publié le 13/04/2017
Histoire

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Le Dr Francisco d’Albuquerque Cavalcanti, dans sa thèse « Les passions tristes. Le libertinage et la syphilis considérés comme causes de phtisie », présentée en février 1882, n’y va pas de main morte sur les dangers de la masturbation !

« Nous voyons chaque jour des enfants de 7 ou 8 ans, déjà esclaves de l’onanisme. Ils y sont poussés par une espèce d’inquiétude nerveuse, une sorte d’aberration héréditaire qui donne aux organes génitaux une vitalité anormale et fait qu’instinctivement leurs mains sont attirées vers ces parties. Ces attouchements prolongés et habituels finissent un jour par occasionner le spasme vénérien et les petits malheureux surpris par cette sensation nouvelle, et en même temps alléchés par le léger plaisir qui s’ensuit chercheront désormais toutes les occasions pour s’y livrer. Voilà comment on peut devenir masturbateur !

Troubles nerveux, troubles cardiaques et respiratoires, troubles locaux…
Chez les enfants de 8 à 16 ans qui se livrent habituellement à la masturbation, les troubles consécutifs sont généralement de trois sortes : troubles nerveux, troubles cardiaques et respiratoires, troubles locaux… Si, par un hasard malheureux, un mauvais exemple ou quelquefois de simples attouchements étrangers viennent, pour ainsi dire, réveiller en lui un nouveau sens, il se formera vers les organes génitaux une concentration plus ou moins vive des forces de la vie et le sujet entraîné par un plaisir trompeur se livrera avec fureur à un vice qui doit bientôt le perdre ou attirer sur lui des maux plus terribles que la mort elle-même.

Une érection à un an !
Vogel rapporte l’histoire d’un enfant âgé de 1 an qui avait déjà la passion de se frotter les cuisses l’une contre l’autre, ce qui détermina chez lui une érection. Quelques femmes en rirent, mais la mère défendit absolument qu’on tolérât un pareil abus ; mais les larmes et les cris de l’enfant l’emportèrent sur les ordres de la mère. Il répétait plusieurs fois par jour, et même la nuit, et souvent pendant un quart d’heure de suite cet acte, pendant lequel sa figure s’enflammait, ses yeux devenaient étincelants, sa respiration entrecoupée. En même temps, son membre entrait en érection, et la mère prétend avoir vu sortir, pendant ce mouvement convulsif, une certaine humidité. Enfin, tout à fait affaibli et inondé de sueur, il finissait par tomber dans un profond sommeil.

Un état de marasme dégoûtant
Une petite fille, raconte Fournier, se livrait à la masturbation, comme par instinct, dès l’âge de 4 ans. À 8 ans, on découvrait ce vice et l’on employa inutilement, pour la corriger, tout ce que la prudence peut imaginer. Quoiqu’on lui liât les mains, elle parvenait à ses fins, soit en rapprochant ses cuisses en leur faisant exercer des mouvements convenables, soit en s’asseyant sur un meuble propre à favoriser l’acte d’onanisme. Cette enfant vivait dans une parfaite ignorance de l’amour et de ses plaisirs. Ses organes seuls la rendaient ingénieuse à découvrir les moyens d’apaiser son ardeur. Déjà, à un âge si tendre, les parties génitales et les mamelles étaient développées comme à douze ans. Elle mourut, à la même époque dans un état de marasme dégoûtant ; ces mêmes parties avaient toutes les caractéristiques de la puberté, si ce n’est qu’elles portaient l’empreinte et les flétrissures de la vieillesse. Cette infortunée, dans ses derniers moments, avait incessamment la main sur ses parties sexuelles, et elle expira en se masturbant. »


Source : legeneraliste.fr