Si « Le Généraliste » était paru en 1927

La pommade au calomel pour se protéger des maladies vénériennes

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Publié le 11/05/2017
Histoire

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Je trouve ce moyen dans La Nouvelle Maison rustique (1837), ouvrage contenant diverses recettes, telles celle pour teindre les cheveux noirs et qui voisine dans le même chapitre avec celle qui suit.

Voici donc ce qu’il y est dit au point de vue de la prophylaxie des maladies vénériennes :

« Il est possible d’éviter la maladie vénérienne en n’abordant jamais une femme de moralité douteuse deux ou trois jours après ses maladies périodiques, en faisant précéder l’approche par une onction sur toute la partie génitale avec une pommade quelconque qui, en bouchant les pores, ferme tout accès au virus : 12 grains de mercure doux (6.8 centigr.), mélangés avec deux onces d’une pommade ordinaire, augment l’efficacité de cette précaution ; on doit avoir soin d’être prompt, de faire ensuite des ablutions réitérées, soit avec du vinaigre mélangé avec de l’eau de Cologne ou simplement de l’eau-de-vie tempérée de même ; les deux procédés réunis ne sont peut-être pas infaillibles et des moyens dont on puisse garantir l’efficacité la plus absolue, mais on peut les considérer comme une précaution salutaire que diverses expériences n’ont pu démentir. »

Il y a loin de ces 12 grains de calomel à la proportion de 30 % de Metchnikoff ? mais il y avait tout de même là une idée de prophylaxie antiseptique avant la lettre.

 

(Dr Yvon, La Chronique médicale, 1927)


Source : legeneraliste.fr