Si « Le Généraliste » était paru en janvier 1927

La pommade au calomel comme préservatif

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Publié le 28/01/2016
Histoire

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Je trouve ce moyen dans la « Nouvelle Maison Rustique » (1837), ouvrage contenant diverses recettes, telle celle pour teindre les cheveux noirs. Voici donc ce qu’il y est dit, au point de vue de la prophylaxie des maladies vénériennes :

« Il est possible d’éviter la maladie vénérienne en n’abordant jamais une femme de moralité douteuse deux ou trois jours avant ou après ses maladies (?) périodiques, en faisant précéder l’approche par une onction sur toute la partie génitale avec une pommade quelconque qui, en bouchant les pores, ferme tout accès au virus : 12 grains de mercure doux (6,8 centigrammes), mélangés avec deux onces d’une pommade ordinaire, augmentent l’efficacité de cette précaution. On doit avoir encore soin d’être prompt, de faire ensuite des ablutions réitérées, soit avec du vinaigre mélangé avec de l’eau de Cologne, ou, simplement, de l’eau-de-vie tempérée de même ; les deux procédés réunis ne sont peut-être pas infaillibles et des moyens dont on puisse garantir l’efficacité la plus absolue, mais on peut les considérer comme une précaution salutaire, que diverses expériences n’ont pu démentir. »

Il y a loin de ces 12 grains de calomel à la proportion de 30 % de Metchnikoff, mais il y avait tout de même là une idée de prophylaxie antiseptique avant la lettre.

(Dr Yvon, « La Chronique médicale », janvier 1927)


Source : legeneraliste.fr