Epidémie de "dengue" pendant la coupe du monde : trois sites du nord-est du Brésil à risque

Publié le 17/05/2014
Maracana, le stade mythique de Rio où se jouera la finale de la Coupe du monde de football

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Trois des villes hôtes brésiliennes (Natal, Fortaleza et Recife) risquent de connaître une épidémie de dengue pendant la période de la Coupe du monde de football, selon une projection réalisée par des chercheurs. Publiée dans The Lancet Infectious Diseases, la projection s'appuie notamment sur l'étude des températures, des précipitations et des cas de dengue observés dans le passé. Elle montre que le risque de dengue est nettement plus important dans les trois villes situées dans le nord-est du pays, même si en termes absolus le risque "est probablement faible", selon les chercheurs. Les trois villes du nord-est du Brésil sont considérées comme plus à risque en raison des fortes précipitations qui se sont abattues sur l'Amazonie à la fin de l'an dernier et au début de cette année.

Des risques "excédant la moyenne" existent par ailleurs dans quatre villes hôtes, à savoir à Rio de Janeiro (lieu du France-Equateur du 25 juin), Belo Horizonte, Salvador (lieu du Suisse-France le 20 juin) et Manaus,alors que les risques sont considérés comme plus faibles dans les six autres villes retenues pour accueillir la coupe, situées dans le sud et le centre du pays : Brasilia, Cuiaba, Curitiba, PortOAlegre (lieu du France-Honduras le 15 juin) et Sao Paulo (près de laquelle résideront les Bleus) .

Le Brésil est le pays le plus touché par la dengue depuis le début du siècle avec plus de 7 millions de cas répertoriés entre 2000 et 2013, selon une étude brésilienne. Et le risque d’y contracter la dengue a été évoqué dans les récentes recommandations du HCSP. "La possibilité d'une grosse épidémie de dengue pendant la Coupe du monde, capable d'infecter les visiteurs et de se propager dans leurs pays d'origine, dépend d'une combinaison de nombreux facteurs, incluant le nombre élevé des moustiques, la susceptibilité de la population et un taux élevé de contacts homme-moustique", explique le Dr Rachel Lowe, de l'Institut catalan des sciences du climat de Barcelone.


Source : legeneraliste.fr