Ebola : des zones à risque plus étendues que prévu

Publié le 08/09/2014

La zone à risque d’Ebola est "plus vaste que ce qui avait été envisagé précédemment". C’est Nick Golding, chercheur à l’Université d’Oxford qui l’affirme, après que son équipe ait publié une nouvelle carte des risques dans le journal eLife. Selon celle-ci, plus de 22 millions de personnes vivent dans des régions africaines où existe un risque de transmission du virus Ebola de l'animal à l'homme, soit une zone nettement plus étendue que celle attendue.

Au total, les chercheurs ont identifié plus d’une vingtaine de pays à risques en étudiant les facteurs environnementaux (tels que la température, la végétation ou la distribution des chauve-souris) présents lors des flambées animales déjà observées dans le passé dans sept pays (Congo, République démocratique du Congo, Gabon, Guinée, Côte d'Ivoire, Sud-Soudan et Ouganda). Ils en ont déduit qu'une transmission de l'animal à l'homme était également possible dans quinze autres pays présentant des conditions très similaires : Angola, Burundi, Cameroun, République centrafricaine, Ethiopie, Ghana, Libéria, Madagascar, Malawi, Mozambique, Nigeria, Rwanda, Sierra Leone, Tanzanie et Togo. Alors que l'épidémie actuelle est apparue en Guinée d'où elle s'est propagée aujourd'hui vers le Liberia, la Sierra Leone et le Nigeria.

Les chauve-souris sous surveillance

Les chercheurs qui publient cette carte, relèvent qu'à ce jour, il n'y a eu qu'une trentaine de cas confirmés de transmission du virus de l'animal à l'homme, en général par le biais de contacts étroits comme la chasse ou manipulation d'animaux infectés. En Afrique, l'infection a été constatée après la manipulation de chimpanzés, de gorilles, de singes, d'antilopes des bois et de porcs-épics mais aussi de chauve-souris, qui passent pour être le "réservoir naturel" probable du virus Ebola.

"Nous avons montré que la population vivant dans les zones (à risque) est plus large, plus mobile et mieux connectée internationalement que lorsque le virus a été observé pour la première fois" relèvent les chercheurs. Pour les chercheurs, il est important de renforcer la surveillance des animaux et plus particulièrement des chauve-souris dans les pays à haut-risque pour qu'ils puissent se préparer à contenir rapidement toute nouvelle flambée chez l'homme.

 

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Source : legeneraliste.fr