Santé des seniors

L’âgisme, un mal insidieux en médecine ? Abonné

Publié le 27/11/2020
L’âgisme, un mal insidieux en médecine ?


Photographee.eu /stock.adobe.com

Population gériatrique très peu représentée dans les essais cliniques, dépistages organisés et mesures de prévention stoppés net à partir d’un certain âge, etc. Même s’il n’est sans doute pas le plus discriminant, le champ sanitaire n’échappe pas à un certain âgisme « ordinaire ». Entre prise en charge a minima et surenchère protectrice, comment soigner au plus juste les plus âgés ? Si l’épidémie de Covid-19 a remis le sujet sur le devant de la scène de façon aiguë – voire conflictuelle –, la question se pose bien au-delà.

Il y a vingt-cinq ans, le secrétariat d’État chargé des personnes âgées inaugurait en France le concept d’âgisme pour dénoncer les a priori dont peuvent être victimes les personnes âgées et leurs conséquences délétères. Depuis, la communauté scientifique a alerté à plusieurs reprises sur l’existence de ce phénomène en médecine. La question a violemment refait surface alors que la pandémie de Covid-19 butait sur deux données. Un SARS-CoV-2 plus meurtrier pour les plus âgés : 93 % des 42 207 décès rapportés en France entre le 1er mars et le 10 novembre concernent des plus de 65…

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